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Meena (orange shirt) received training from Caritas Nepal that helped her identify when people might be bought and sold by human traffickers. Credit: Orlinsky/Caritas

Meena (orange shirt) received training from Caritas Nepal that helped her identify when people might be bought and sold by human traffickers. Credit: Orlinsky/Caritas

Le réseau anti-traite COATNET* se réunira à Madrid la semaine prochaine pour parler de la traite humaine à des fins d’exploitation du travail ou de servitude domestique. En plus de cela, les membres du réseau vont ébaucher leur plan commun et leurs actions collectives pour les prochaines années.

COATNET est composé de 37 organisations chrétiennes – dont beaucoup d’organisations membres Caritas – et travaille sur le plaidoyer, la sensibilisation et la coopération internationale pour aider les victimes de trafic et promouvoir des instruments juridiques pour le contrer et le prévenir.

Najla Chahda, directrice du Centre des Migrants de Caritas Liban déclare : « Le travail forcé et la traite humaine sont très étroitement liés et ont leur source dans l’injustice sociale. Les personnes travaillant dans des conditions insalubres, dangereuses et exigeantes appartiennent aux branches les plus vulnérables de la population et ce sont souvent des migrants. Il est important de regarder l’exploitation du travail dans son ensemble si l’on veut combattre la traite humaine. »

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) estime que près de 21 millions de personnes dans le monde sont victimes du travail forcé. Les secteurs les plus à risque sont le travail domestique, l’agriculture, la construction, l’industrie manufacturière et le loisir.

Parlant aux ambassadeurs réunis au Vatican en 2013, le pape François a déclaré : « La traite d’êtres humains est un crime contre l’humanité. Nous devons unir nos forces pour libérer les victimes et stopper ce crime toujours plus agressif qui menace, en plus des individus, les valeurs fondamentales de la société ainsi que la sécurité et la justice internationales, l’économie, la structure familiale et la vie sociale elle-même. »

Caritas Internationalis gère et soutient le travail de COATNET. La réunion de Madrid traitera de questions telles que l’accompagnement juridique des cas de traite à fins de servitude domestique, des instruments pour combattre l’exploitation du travail et le plaidoyer pour la ratification de la convention sur les travailleurs domestiques du point de vue des migrants.

Le réseau a des membres en Europe, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Afrique et son site web (www.coatnet.org) contient la liste des lignes d’assistance et les coordonnées de contact de ses membres.

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec Michelle Hough au +39 06 698 797 25 ou hough@caritas.va.

*COATNET – Christian Organisations Against Trafficking in Human Beings (organisations chrétiennes contre la traite d’être humains)