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Women testimonies in "Voices of Faith". Photo by Luca Catalano Gonzaga

Des femmes témoignent dans « Les Voix de la Foi ». Photo by Luca Catalano Gonzaga

Sa population féminine est la plus réduite au monde – environ 30 personnes – mais cela n’as pas empêché le Vatican de célébrer la Journée Internationale des Femmes le 8 mars dernier.

La manifestation « Les Voix de la Foi » au Vatican a mis en relief les apports sociaux positifs des femmes catholiques à travers le monde. Ce fut également l’ occasion idéale pour que Caritas Internationalis annonce le lancement du prix « Femmes, Semis de développement ».

Dans le cadre de la campagne « Une Seule Famille Humaine . Des Aliments pour tous », le prix rend hommage aux femmes qui sont des agents de changement dans leurs communautés. Martina Liebsch, Directrice des Politiques et du Plaidoyer à Caritas Internationalis, a dit que le prix s’adresse tant aux femmes des communautés urbaines que rurales, le but étant « d’encourager les femmes à être créatives » dans l’alimentation de la planète.

Tant le Prix que Les Voix de la Foi ont été parrainés par la Fondation Fidel Götz.

Environ 80 participants se sont retrouvés au Cinéma Vatican, situé à quelques pas de la Résidence Santa Marta où habite le Pape François.

Ils ont pu entendre les histoires racontées par dix femmes d’exception, de différentes nationalités et provenances. Toutes avaient en commun l’espoir de provoquer un impact positif dans la société.

La première histoire a été celle de «Nuovi Orizzonti »(Nouveaux Horizons), une organisation italienne fondée par Chiara Amirante. Spirituellement motivée par les mots de l’Evangile : « Le plus grand amour que quelqu’un puisse montrer, c’est de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 9-12), cette jeune femme est allée se mettre à l’écoute des jeunes empêtrés dans des histoires de drogue, d’alcool et de prostitution.

Chiara a commencé par les aimer, et a compris qu’en fait ces jeunes étaient simplement «en mal d’amour ».C’est ainsi qu’ouvrit les premier foyer d’accueil, sur l’idée de créer une communauté accueillante basée sur «la règle de vie de l’Evangile ». Le sol était jonché de matelas, mais ce fut le coup d’envoi pour l’essaimage de plus de 200 centres similaires présents aujourd’hui en Italie et dans le monde.

Katrine Camileri a commencé par relater la tragédie d’un énième « voyage de l’espoir » en Méditerranée, lorsqu’une embarcation a coulé entraînant d’innombrables pertes humaines, y compris d’enfants. Quelques survivants ont été transportés dans son pays, Malte, où elle a eu l’occasion de les rencontrer.

Katrine est un avocat spécialisé en droits de l’homme qui plaide en défense des réfugiés et des demandeurs d’asile, et qui s’est surtout occupée ces dernières années de l’aide aux détenus. Elle s’est référée à un « découragement rationalisé» vu qu’ « après tant d’années, rien ne semble avoir changé ». Toutefois, en regardant en arrière, elle s’aperçoit que la foi a été sa force, et croit fermement que « Dieu pourra faire infiniment plus que ce que je peux faire ».

« Les détenus ont été une source inépuisable d’enrichissement » dit-elle. Elle a également avoué avoir une autre source d’inspiration dans la fameuse phrase de Mère Teresa : « Nous pensons que ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais l’océan serait beaucoup moins étendu sans cette goutte. »

Un autre témoignage précieux relatif aux demandeurs d’asile a été apporté par Sœur Aziza, une missionnaire combonienne erythéenne qui travaille en Terre Sainte. Portant sur le front un tatouage bien visible en forme de croix, elle a failli fondre en larmes en relatant les horreurs vues dans les camps de torture au Sinaï, où les personnes deviennent traumatisées durant leur voyage vers Israël.

« Il n’ y a que Dieu qui puisse aider ceux qui portent des blessures dans leur esprit et dans leur cœur », a-t-elle dit. « Ce nouvel esclavage doit cesser ».

La religieuse portant le nom prédestiné de Sœur Caritas s’occupe de l’éducation d’enfants au Nigeria. Elle a commencé et terminé son intervention en chantant et dansant des chansons nigérianes, entraînant le public à battre les mains à l’unisson.

Sœur Caritas a dit : « Nous habitons une petite maison. Il n’y a pas de route, pas d’électricité, nous nous éclairons avec des lampes de poche » . Elle prévient les enfants : « Si vous voulez devenir comme la Sœur Caritas, il faut que vous soyez éduqués».