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Caritas presse les gouvernements à augmenter leurs efforts pour protéger la dignité et les droits des personnes victimes de la traite, à l’occasion de la toute première Journée mondiale sur la traite de personnes (le 30 juillet).

« Caritas voit en premier lieu les abus et la souffrance qui ont cours quand les personnes tombent victimes de la traite et perçoit la Journée mondiale contre la traite de personnes comme une opportunité de rappeler aux gens les instruments disponibles pour protéger les personnes victimes de la traite », dit Martina Liebsch, directrice du plaidoyer à Caritas Internationalis.

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Selon Mme Liebsch, le Protocole de Palerme est un outil clé contre la traite et criminalise les trafiquants. Quelque 159 pays du monde entier ont ratifié ce protocole.

Caritas croit que les pays devraient accélérer leurs efforts pour mettre ce protocole en pratique afin de protéger la dignité et les droits des personnes victimes de la traite, d’en punir les auteurs et d’accroître la coopération transfrontalière pour combattre ce crime.

« Caritas et d’autres organisations peuvent aider les victimes de la traite, mais ce qui pourrait réellement les aider, ce serait un changement au niveau politique, afin de leur donner les instruments pour dénoncer leurs trafiquants et de leur octroyer une perspective de reconstruction de leur vie », dit Mme Liebsch.

Caritas coordonne le réseau contre la traite humaine COATNET (Organisations chrétiennes contre la traite des êtres humains), qui compte 37 membres. Les membres de COATNET travaille à la prévention de la traite humaine et à l’aide aux victimes, en leur fournissant un soutien pratique, ainsi qu’en plaidant pour leurs droits.

COATNET met en relation des organisations qui ont la même orientation afin d’avoir un réseau international fort qui soutienne les victimes et pour affronter les causes à la base, comme par exemple le manque d’accès à la justice. Un des chevaux de bataille de COATNET est la traite de personnes, dont beaucoup sont mineures, pour la servitude domestique.

Le pape François a dit en décembre dernier : « La traite des êtres humains est un crime contre l’humanité . Nous devons unir nos efforts pour en libérer les victimes et arrêter ce crime, qui ne cesse d’augmenter en agressivité et qui menace non seulement les individus, mais aussi les valeurs fondamentales de la société, la sécurité et la justice internationales, pour ne pas parler de l’économie, du tissu de la famille et de notre coexistence. »

Le pape François, le grand imam d’Al-Azhar et l’archevêque de Canterbury ont lancé le réseau Liberté mondiale. C’est une initiative importante pour alerter les organisations confessionnelles, pour faire preuve de compassion et avoir un « cœur qui voit », et pour agir en faveur des personnes victimes de la traite.