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Ameen Sabbagh, Caritas Jerusalem.

Ameen Sabbagh, Caritas Jerusalem.

Depuis début juillet, près de deux millions de Palestiniens à Gaza et en Israël sont pris dans une guerre dévastatrice.

Les gens n’ont pas d’endroit sûr où se cacher quand les bombes pleuvent sur cette petite étendue de terre densément peuplée qu’est Gaza. Ils voient leurs enfants massacrés, leurs quartiers rasés et tout espoir d’un avenir paisible réduit en cendres.

Le champ de bataille, ce sont des quartiers pleins d’enfants, de femmes et d’hommes. Cela comprend aussi des hôpitaux surchargés de blessés et de morts et des écoles qui sont bombardées, quand bien même elles sont faites pour servir de refuge.

En tant que Caritas, nous en avons appelé à un cessez-le-feu permanent, mais ce n’est que le premier pas vers une paix juste basée sur des négociations inclusives dans toute la région.

Le sentier de la réconciliation est long mais il commence par nous-mêmes. Israël et le Hamas, pourquoi continuez-vous à pointez du doigt la paille qui est dans l’œil de votre frère alors que vous continuez à ne pas voir la poutre qui est dans le vôtre ? Vous devriez plutôt baisser les armes et mettre une paire de lunettes, pour voir que la plupart de vos victimes sont des personnes innocentes.

Il s’agit là de la troisième guerre en cinq ans entre Israël et les militants de Gaza. Entretemps, les Palestiniens de Gaza ont vécu une vie où l’eau est rare, la plupart de leur nourriture provient d’organisations humanitaires, et où la dignité d’un emploi est hors de portée pour beaucoup.

Caritas apporte une aide matérielle et spirituelle aux personnes de Gaza quand ils en ont besoin et sont en proie au désespoir.

Nous en appelons à la levée du blocus sur Gaza pour permettre aux Gazaouis de protéger leurs vies et leurs moyens de subsistances, et afin qu’ils puissent vivre une vie plus digne.
Lors de sa récente rencontre avec les présidents d’Israël et de la Palestine au Vatican, le pape François a dit : « Faire la paix demande du courage, bien plus que d’aller en guerre. Cela demande le courage de dire oui à la rencontre et non au conflit ; oui au dialogue et non à la violence ; oui aux négociations et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux actes de provocation ; oui à la sincérité et non au double-jeu. »

En tant que Caritas, nous prions pour la paix en Terre Sainte. Nous prions pour les familles palestiniennes et israéliennes qui ont perdu leurs enfants, leurs mères et leurs pères et pour ceux qui ont été tués. Nos prières vont vers les enfants qui vivent dans la terreur et ceux dont les cicatrices mentales resteront encore bien après que cette guerre sera terminée.

La confédération Caritas transmet son amour et sa solidarité aux travailleurs de Caritas qui risquent leur vie chaque jour à Gaza. Ces personnes travaillent humblement et inlassablement au service de Christ dans les conditions les plus difficile qu’on puisse imaginer. Que Dieu soit avec eux dans chacun de leurs pas. Nous prions aussi pour nos collègues de Caritas Jérusalem et pour le soutien vital qu’ils donnent à leur staff sur le terrain en ce moment.

Alors que nous marquons le 100e anniversaire de la Première Guerre Mondiale, nous nous rappelons ces mots du Pape d’alors, Benoit XV : « La force peur réprimer le corps, mais elle ne peut pas réprimer l’âme des hommes » et nous prions pour que nonobstant ce terrible temps de guerre et d’oppression, les âmes des Palestiniens et des Israéliens puissent rester libres de croire en un avenir de justice et de paix.