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Caritas et les maladies non transmissibles

Caritas et les maladies non transmissibles

Quand on pense aux maladies des pays pauvres, le VIH/SIDA, la tuberculose, et le paludisme, sont généralement ce qui nous vient à l’esprit. Mais le cancer, le diabète et les maladies du cœur et des poumons touchent les femmes, les hommes, et les enfants des pays pauvres de la même façon qu’ils touchent ceux des pays riches.

La différence, c’est que les habitants du monde en développement n’ont pas le même accès à la prévention, au diagnostic, au traitement – ou à un remède éventuel– que leurs frères et sœurs du monde développé.

Imaginez qu’on vous dise qu’un membre de votre famille est atteint du cancer et que vous sachiez qu’il a peu de chance d’être opéré ou de faire de la chimiothérapie. Imaginez qu’on vous dise que vous êtes diabétique mais qu’il n’y a pas d’insuline pour vous maintenir en vie. C’est le cas de millions de personnes qui vivent dans un endroit où l’accès aux spécialistes, aux médicaments et aux hôpitaux est limité.

Si vous êtes pauvre, vous avez un plus grand risque de développer une maladie comme le cancer ou le diabète – connus sous le nom de maladies non transmissibles parce qu’une personne ne peut pas l’attraper d’une autre. La pauvreté en elle-même est l’un des quatre grands facteurs de risque – les autres sont le tabagisme, l’abus d’alcool, et un régime non équilibré avec peu d’exercices physiques.

Les plus démunis développent les maladies non transmissibles plus jeunes. Ils deviennent plus difficiles à soigner, et les patients eux-mêmes deviennent encore plus pauvres. Les médicaments, ou les aliments nutritifs, qui peuvent aider à recouvrer la santé, sont hors de leur portée. Le cycle infernal de la pauvreté a énormément d’influence sur la survie, ou non, des personnes malades.

Caritas et ses organisations sœurs partenaires catholiques intensifient leur lutte contre les maladies non transmissibles par l’intermédiaire de programmes concrets sur le terrain. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, Caritas finance des examens pour prendre la tension en Afrique du Sud, des professionnels de la santé de la communauté ont été formés pour sensibiliser sur les changements du style de vie aux Philippines, alors qu’au Liban, la prévention est faite très jeune à l’école. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, des programmes destinés aux hommes des zones rurales sont en cours.

Mais Caritas soulève également sa voix mondiale pour inciter les gouvernements à changer leurs politiques sur la santé et à faire plus attention à ces maladies chroniques. Investir dans la lutte contre les maladies non transmissibles, c’est investir dans la santé future de notre monde. Caritas veut qu’on prête attention aux problèmes croissants, comme l’obésité, qui accumulent les problèmes pour les décennies à venir à la fois dans les pays riches et les pays pauvres.

Les nouvelles de Caritas sur les maladies non transmissibles