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Rapports Annuels de Caritas
Rapport Actuel : 2012

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Par Son Éminence le cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Président

Nous vivons dans un monde où chaque heure, environ 300 enfants meurent de malnutrition et où presque un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. En même temps, il y a actuellement plus de 1200 milliardaires dans le monde, le plus grand nombre jamais enregistré.

Nous sommes scandalisés que des millions de frères et soeurs vivent dans une pauvreté extrême dans un monde de riches. Mais nous sommes aussi remplis d’espoir parce que nous sommes la première génération à avoir en main les outils pour changer ce système qui les fait rester pauvres.

Répondant à l’appel de l’Évangile (Mt 25), l’Église a travaillé tout au long de son histoire pour et aux côtés des personnes les plus pauvres du monde. Lorsqu’il a choisi son nom, le pape François a dit que saint François d’Assise était un symbole de paix, d’austérité et de pauvreté. Le Pape a aussi dit qu’il voulait une Église pauvre, et une Église pour les pauvres.

Les organisations Caritas sont une expression de la diaconie (service) de l’Église, grâce à notre personnel et aux bénévoles travaillant sur le terrain, elles perpétuent la tradition de saint François en fournissant aide et soins aux exclus et aux marginalisés.

En 2012, nous avons nourri les affamés en Afrique de l’Ouest, fourni des vêtements chauds pour les réfugiés de Syrie et de nouvelles maisons en Haïti suite au tremblement de terre. Mais fournir une aide n’est pas suffisant. Nous devons rompre le cycle de la pauvreté.

Tout le monde devrait avoir le même accès aux opportunités et aux services. Voilà pourquoi nous faisons campagne pour que tous aient accès à la nourriture, que les travailleurs migrants, et en particulier les femmes, soient mieux protégés par la loi et que nous arrêtions de détruire la Terre et notre environnement.

L’économie de la mondialisation crée des vainqueurs et des perdants, exacerbant ainsi les inégalités déjà existantes mais cette mondialisation peut et doit être modelée et régulée.

Dans son encyclique Caritas in veritate, le pape Benoît XVI a dit : « Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d’atteindre des objectifs de développement porteurs de valeurs plus humaines et plus humanisantes »

Le pape François a dit aux dirigeants mondiaux réunis à son investiture : « Soyons protecteurs de la création, protecteurs du plan de Dieu inscrit dans la nature, protecteurs l’un de l’autre et de l’environnement. » Notre plus grand défi n’est pas la pauvreté ou la crise économique, mais la croissance de la laïcité dans beaucoup de régions du monde, en particulier les plus riches.

Quand l’homme ne croit pas en Dieu, l’individualisme prend le pas sur la communauté et nous perdons de vue nos principes éthiques. C’est seulement en vivant au travers de la vérité de la parole de Dieu que nous pouvons venir à bout de la pauvreté spirituelle de notre époque et construire un monde fraternel meilleur dans lequel nous pourrons vivre unis en tant que frères et soeurs, dans la paix.

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