Shareen Awad, 15 ans, s’adresse aux paroissiens lors d’une conférence de sensibilisation organisée par Caritas Jordanie à Amman.

Credits: David Synder/CRS

“Le sida est une maladie importante dont nous devrions tous avoir entendu parler”, explique Shareen Awad, une adolescente de 15 ans. “Nos camarades de classe ont posé beaucoup de questions et, dans une petite pièce de théâtre, nous leur avons montré comment éviter le VIH”. Shareen a suivi une formation proposée par le projet de sensibilisation au VIH/sida de Caritas Jordanie, pour devenir éducatrice auprès de ses camarades et elle contribue désormais à diffuser des informations dans un pays où les attitudes conservatrices pourraient favoriser la diffusion du virus.

Ammar Burgan, un médecin qui travaille pour Caritas Jordanie, explique que même ses collègues ont besoin de recevoir des informations exactes. “Caritas est la première organisation dans ce pays à parler correctement et clairement du VIH”. La Jordanie fait partie de la centaine de Caritas qui travaillent inlassablement à la base, aux côtés des personnes touchées par le VIH et le sida.

Au niveau international, Caritas Internationalis a continué de demander, par le biais de sa campagne HAART pour les enfants, que le traitement antirétroviral hautement actif (HAART) soit adapté aux jeunes patients et rendu moins coûteux. Le chef de la délégation de Caritas Internationalis à Genève, Mgr Robert J. Vitillo, a été invité à siéger dans le groupe directeur du Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections par le VIH chez les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie, qui est parrainé par l’ONUSIDA et d’autres organisations internationales.

En marge de la réunion de haut niveau sur le VIH et le sida, qui s’est tenue en juin 2011 au Siège des Nations Unies à New York, Caritas Internationalis a coparrainé une manifestation sur les incidences de la réduction et du plafonnement des financements affectés aux programmes de lutte contre le sida dans les pays à faible revenu.