Ethiopians battle their tough climate to grow food.

Credits: Jan Bierkens/Caritas Belgium

En tant que confédération d’organisations catholiques représentant les pays les plus riches et les plus pauvres de la terre, Caritas Internationalis symbolise la solidarité dont le monde a besoin pour trouver des solutions durables aux effets des changements climatiques.

Caritas est particulièrement bien placée pour développer des arguments moraux simples, basés sur la Bible et la Doctrine sociale de l’Eglise, afin de promouvoir une action politique et sociale qui transcende les intérêts personnels et nationaux en faveur du bien commun.

La doctrine sociale de l'Eglise nous rappelle que nous avons tous le devoir de respecter le bien commun et d’empêcher que les ressources naturelles de la Terre soient utilisées comme on le veut. Le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise met l’accent sur le don sacré que nous avons reçu à travers la Création de Dieu et sur “la responsabilité qui incombe à l’homme de préserver un environnement intègre et sain pour tous.” Il insiste en affirmant que“les graves problèmes écologiques requièrent un changement effectif de mentalité qui induise à adopter un nouveau style de vie.”1

Ce rapport vise à nous rendre plus conscients de la responsabilité que nous avons tous en tant que membres d’une humanité commune, et présente les politiques-clé des campagnes que Caritas mène aux niveaux international, régional et national.

Caritas exhorte les gouvernements du monde à parvenir à un accord post-2012 sur les changements climatiques visant à limiter l’augmentation des températures à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et à le mettre enoeuvre.

Reconnaissant leur dette écologique envers la communauté internationale, les pays industrialisés devront prendre l’initiative de faire réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de plus de 40% (par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020. Cet objectif devra être reconsidéré à la lumière des dernières avancées scientifiques.

Les pays développés doivent fournir des niveaux suffisants d’aide financière et technologique aux pays en voie de développement pour l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. D’une manière plus générale, il est fondamental que la question du développement durable des personnes vivant dans les pays en développement soit reconnue et prise en considération.

Afin de fournir des conseils immédiats et efficaces sur les implications que les actions visant à faire face aux changements climatiques ont pour les droits de l’homme, les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies doivent participer à plein titre aux processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

L’environnement étant un bien commun qui dépasse les frontières nationales, Caritas exhorte les Etats à adopter des approches régionales pour faire face aux causes et aux conséquences des changements climatiques, notamment à travers la promotion du dialogue et de la coopération entre pays voisins pour la gestion des ressources naturelles.

Caritas appelle les gouvernements à élaborer et appliquer des cadres de politique nationale facilitant l’identification et la mise en oeuvre de solutions climatiques au niveau des gouvernements locaux, des entreprises, des sociétés civiles et des familles.

Caritas Internationalis demande à ses propres membres de sauvegarder l’intégrité de la création pour les générations futures en prêtant une attention stratégique à la durabilité environnementale et en réduisant les empreintes de carbone de leurs organisations.