Caritas Afrique et ses partenaires ont organisé un
forum en septembre, dans la capitale éthiopienne
d’Addis-Abeba, sur la façon dont les programmes
de microfinance favorisaient le développement de
moyens d’existence permettant à des millions de
personnes de se hisser hors de la pauvreté.
En Afrique, Caritas conduit un grand nombre de
programmes de microfinance qui offrent aux personnes
souhaitant mettre sur pied une petite entreprise
la possibilité d’accéder à des capitaux d’un montant
modeste. Les programmes permettent aux ménages
d’épargner et de rembourser les prêts au fil du
temps. Caritas cible les personnes ayant difficilement
accès aux services de crédit ou d’épargne officiels,
en particulier les femmes.
Les études montrent que les femmes ont davantage
tendance à utiliser les prêts et les bénéfices
pour le bien-être de leurs familles, en investissant
dans leur entreprise et en consacrant les revenus
additionnels à la couverture des besoins du ménage,
par exemple, acheter davantage de vivres, améliorer
le logement familial et les soins médicaux, payer la
scolarité des enfants et épargner pour le futur.
Caritas Ouganda a commencé ses activités de
microfinance avec la création d’un fonds de secours
d’urgence à l’intention des veuves de guerre et de
ceux qui ont perdu leur habitation en raison du conflit.
Le fonds a grossi pour devenir le Centenary Rural
Development Bank, qui est la plus grosse institution
de microfinance en Ouganda et la deuxième plus
grande banque du pays.
CRS (un membre Caritas aux États-Unis) a des
programmes de microfinance drainant un million de
clients (dont 69,9 % de femmes) dans 36 pays en
Afrique, en Asie, en Europe et au Moyen-Orient, en
Amérique latine et aux Caraïbes.
L’archevêque Cyprian Kizito Lwanga, de Kampala,
Président de Caritas Afrique souligne : “La microfinance
est une stratégie qui a démontré qu’elle
contribuait à la réalisation des ODM”.