Girls lead the way on good hygiene practice in Darfur

Credits: NCA 2009

En règle générale, l’eau insalubre et le manque de services d’assainissement représentent l’une des causes principales de la mortalité infantile en Afrique sub-saharienne. Environ 5 000 enfants meurent chaque jour à cause de diarrhée grave, qui se répand par manque d’hygiène et d’assainissement .

Dans le contexte du Darfour, avec plus de 2,5 millions de personnes déplacées, qui vivent entassées dans des camps, les menaces associées au manque d’hygiène et d’assainissement se multiplient de manière exponentielle.

Les dernières données sur la mortalité et la morbidité indiquent cependant que, récemment, aucune épidémie de diarrhée aiguë et, d’une manière générale, de maladies transmises par l’eau n’a été enregistrée, malgré le surpeuplement des camps de Zalingie.


Particulièrement vulnérables, les filles et les femmes au Darfour continuent à endurer de nombreuses privations au quotidien.

Malgré les difficultés, les femmes ont emmagasiné une quantité impressionnante de savoir en matière de santé, puisque ce sont elles qui vont chercher l’eau, qui éduquent les enfants à l’hygiène et qui comprennent les effets du manque d’assainissement sur la santé.

Pour promouvoir l’hygiène, les partenaires Caritas NCA visent les femmes et les filles car elles partagent bien plus facilement le message avec toute la maison.

Les comités pour les points d’eau sont aussi constitués de représentantes femmes, qui apprennent à revendiquer leurs besoins et droits spécifiques. Le projet prévoit aussi la formation de leaders communautaires sur les questions de parité hommes/femmes, visant en particulier à améliorer le partage des rôles en matière de santé et d’hygiène.

L’accès à l’eau propre et la réduction des maladies liées à l’eau augmente les chances des filles au Darfour de recevoir une éducation. D’après une étude récente de l’UNICEF, les filles ont 12% en plus de probabilités d’aller à l’école si l’eau disponible est à 15 minutes de chez elles par rapport à celles qui habitent à 1 heure de marche du point d’eau.

Allez dans n’importe quel point d’eau et vous trouverez des enfants qui vont chercher l’eau et qui interagissent les uns avec les autres sans discrimination de tribus ou de couches sociales. Tous les enfants sont libres de venir chercher l’eau de la communauté d’accueil ou des camps de PDI, et des amitiés se forment ainsi dépassant les divisions tribales.

Cette action simple mais remarquable est un pas important pour renforcer la cohabitation pacifique, car les enfants peuvent être la clé d’un avenir sans hostilités.


1One Water and Sanitation (2004). One Water and Sanitation (2004). Fast Facts – Evidence for Action, Exposé de position No. 17. 27 mai 2009 sur www.one.org/campus/issues/water.pdf