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La crise de Gaza menace les secours humanitaires
19 November 2012 ![]() Palestinian firefighters try to extinguish a fire after an Israeli air strike, witnessed by a Reuters journalist, on a floor in a building that also houses international media offices in Gaza City November 19, 2012. An Islamic Jihad local commander was killed on Monday in an Israeli air strike on a tower block that houses many international media, a source in the militant group said. Dans la bande de Gaza, Caritas Jerusalem gère normalement un dispensaire ambulant et un centre de santé et mène d'autres activités liées à la santé, notamment le traitement de maladies chroniques et l’aide psychosociale aux enfants porteurs de prothèses (à la suite du conflit 2008/9) et à leurs mères. Le dispensaire ambulant de Caritas Jérusalem était en service au début du conflit, mais il s'est arrêté il y a quelques jours, quand la situation s’est aggravée. Le centre médical de Caritas ne peut pas non plus fonctionner à plein rythme à cause des bombardements et d’une situation dangereuse pour la vie du personnel médical. La maison d’un employé a été bombardée juste après qu’il en était sorti. Le nombre des victimes ne cesse d’augmenter à Gaza et en Israël. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il y a une grave pénurie de personnel médical dans ce pays face au nombre croissant de blessés et à la surpopulation dans les hôpitaux.
Malgré la fermeture de ses centres de santé, Caritas Jérusalem continue à aider la population gazéenne. Caritas dispose de deux coordinateurs à Gaza et d’un coordinateur de projet à Jérusalem qui évaluent les besoins de la population et qui sont en contact permanent avec les hôpitaux. Il y a une forte demande d’eau et de matériel médical, ainsi que de lait maternisé et de couches pour les bébés. Les gens ont aussi besoin de protections en plastique à appliquer aux fenêtres contre l’explosion de bombes. Caritas Jérusalem espère pouvoir reprendre ses activités à plein rythme dès que possible. En plus des vivres et de l'eau, elle fournira des kits médicaux à 180 agents communautaires qui ont été formés aux premiers secours en cas d'urgence afin qu'ils puissent aider les blessés. Or, une intervention d'urgence à Gaza ne sera possible que lorsque les grandes hostilités auront cessé et que la frontière sera rouverte ; dans le cas d'une invasion terrestre, il faudra plusieurs semaines. « Ce que nous pouvons faire maintenant, c’est prier, et aussi condamner la violence, car elle n'apportera pas une solution au conflit israélo-palestinien », a déclaré Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem. Écoutez son interview sur Radio Vatican en français. Suivez l’intervention de Caritas à Gaza sur le blog |
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