With Caritas support, farmers receive tools, seeds and help to buy cattle. They also learn techniques regarding conservation and the rehabilitation of land.

Credits: Elodie Perriot/Secours Catholique

Avec Port-au-Prince en ruine à la suite du séisme, des centaines de milliers de personnes se sont réfugiées à la campagne.

Les Cayes, dans le sud du pays, est une zone rurale très vulnérable aux fortes pluies, aux inondations et à l’érosion du sol due au déboisement.

Enelio Teme tâche d’aider les membres de sa famille qui sont arrivés de Port-au-Prince suivant le séisme, mais les inondations qui ont suivi le tremblement de terre ont rendu les conditions de vie plus pénibles.

« Mes récoltes, mes semences, mes bêtes… tout a disparu, dit-il. Habituellement, les gens ne meurent pas de faim ici, mais cette année, qui sait? Avec l’arrivée de ma famille en plus des inondations, la vie est très difficile. »

L’histoire de M. Enelio n’est pas rare aux Cayes. Le déboisement massif pratiqué dans la région a entraîné l’érosion du sol, qui cause des inondations en cas de pluies torrentielles. En février 2010, les inondations ont détruit la plupart des récoltes et causé la perte de nombreuses bêtes.

Secours Catholique collabore avec des partenaires aux Cayes pour renforcer les collectivités et les aider à collaborer. Avec leur appui, les agriculteurs reçoivent des outils, des semences et de l’aide pour acheter du bétail. Ils apprennent également des techniques de conservation et de réhabilitation de la terre.

« Je ne sais pas comment j’aurais pu tenir le coup sans cette aide », dit Carline Nézaire, récemment arrivée de Port-au-Prince avec ses quatre enfants.

La région dépend fortement de l’aide des organisations humanitaires. Mais malgré la population déplacée et le risque d’inondation, l’avenir des Cayes pourrait être prometteur.

« Avec des politiques judicieuses, la région méridionale d’Haïti recèle un véritable potentiel agricole et touristique », affirme le père Wilnès Tilus, ancien directeur de Caritas Haïti.