
Free antiretroviral medications help Blantina Mutuvi and her HIV-positive son stay healthy.
Credits: Snyder/CRS
de Debbie DeVoe, chargée de l’information régionale au CRS pour l’Afrique orientale et australe
Les temps sont durs pour les habitants de Mutomo, dans l’est du Kenya, à cause de la sécheresse et du manque de pluies qui ont laissé la plupart des familles sans récolte depuis 2002.
La bataille quotidienne contre la faim est encore plus difficile pour les personnes vivant avec le VIH qui prennent des médicaments antirétroviraux, comme Blantina Mutuvi.
“Les médicaments sont la chose la plus importante pour moi. Quand je les prends, je me sens vraiment bien,” explique Blantina. “Mais on ne peut pas les prendre sans nourriture. Si je les prends sans avoir mangé, je risque de vomir.”
L’efficacité des antirétroviraux est menacée par la sécheresse
Blantina reçoit les médicaments antirétroviraux du Centre de soins généraux de l’hôpital de la mission de Mutomo, financé par Catholic Relief Services (CRS – un membre américain de la confédération Caritas http://crs.org/).
Or, prendre les puissants médicaments contre le VIH l’estomac vide peut augmenter les effets collatéraux et réduire l’efficacité du médicament. Les patients apprennent l’importance d’une bonne alimentation pour aider leur corps à absorber les antirétroviraux et renforcer leur système immunitaire.
Mais à cause de la grande sécheresse, les Kenyans ont de plus en plus de mal à faire pousser ou à acheter de la nourriture pour pourvoir à leurs besoins quotidiens.
“Maintenant, on ne peut rien planter,” affirme Blantina. “J’ai fait pousser du maïs cette année, mais je n’en ai rien tiré.”
Pour joindre les deux bouts pendant que la sécheresse persiste, Blantina vend du bois à brûler et de l’eau qu’elle puise dans un puits peu profond près de chez elle et revend pour de modestes profits. Elle reçoit aussi des vivres d’une organisation humanitaire qui distribue des rations d’urgence à travers l’hôpital de Mutomo. Cela suffit, pour l’instant, pour qu’elle et sa famille aillent de l’avant.
Pourvoir aux besoins de quatre enfants, dont deux ayant le VIH
La vie n’est pas simple pour Blantina, une veuve avec quatre enfants, mais les soins offerts par l’hôpital de la mission de Mutomo allègent un peu son fardeau.
“Si je ne suis pas bien ou que j’ai un rhume, je peux venir ici et ils vont me soigner,” explique Blantina. “Je ne dois pas payer.”
Maintenant Blantina et ses enfants sont forts et en bonne santé mais, comme des milliers d’autres personnes au Kenya, ils subissent les conséquences de la sécheresse et de la pénurie de vivres au quotidien. Assise à l’ombre devant l’hôpital de Mutomo, Blantina choisit de voir ses chances plutôt que ses difficultés.
Elle dit qu’elle est reconnaissante pour l’aide et le soutien qu’elle et ses enfants ont reçus du Centre de soins généraux. Et si la nourriture représente encore une préoccupation, elle sait au moins que les soins médicaux et les puissants médicaments dont sa famille a besoin pour rester en bonne santé sont disponibles et gratuits.