
100,000 people have fleed the warzone in Sri Lanka
Credits: Caritas
Lors d’une guerre, les personnes peuvent perdre beaucoup de choses, comme leurs maisons ou leurs vêtements, mais ils risquent aussi de perdre des membres de leurs familles dans le chaos.
Des dizaines de milliers de personnes ont été bloquée dans une mince bande de terre sous l’emprise des rebelles à cause du conflit au nord du Sri Lanka.
Même si près de 190 000 personnes ont réussi à fuir dans des zones plus sûres, le grand nombre de personnes et les difficultés logistiques représentent un grand défi pour les familles qui essaient de rester unies.
“Les personnes vont d’abord dans des camps de transit,” explique le père Damien Fernando, Directeur de Caritas Sri Lanka. “Mais parfois les familles sont séparées pendant le transfert dans des camps offrant une assistance à plus long terme.”
Caritas a mené une action de pression sur les responsables gouvernementaux pour que la question de la réunification des familles soit prise en compte et a mis en place des points de rencontre dans les camps pour les familles. Le père Fernando dit que jusqu’à 1 300 personnes ont été réunies jusqu’à présent.
Caritas s’est aussi concentrée sur l’aide aux personnes âgées, qui pourraient lutter pour être indépendants et aller vivre avec les membres de leurs familles
Le désarroi causé par le conflit a provoqué des traumatismes énormes parmi la population de la région, affirme le père Fernando. Caritas fournit l’aide psychosociale dans les camps, ainsi que l’accompagnement spirituel.
“J’ai visité quelques camps et les personnes ont vraiment besoin de réconfort,” affirme le père Fernando. “Nous faisons partie de l’équipe du service de santé mentale et nous avons des représentants qui vont dans les camps travailler à ce niveau.”
Pour ceux qui ont perdu le contact avec leur famille et leur réseau de soutien, et donc la possibilité d’exprimer leur angoisse, ce type d’aide est fondamental.
Le père Fernando affirme que, dans l’avenir, le travail de Caritas devra se concentrer non seulement sur la fourniture d’aide et la réunification physique des familles, mais aussi viser à réunir les Tamouls et les Cingalais et renforcer la confiance entre eux.
Il explique que les deux groupes sont très suspicieux l’un avec l’autre. Même avant le dernier conflit, Caritas Sri Lanka promouvait activement la paix entre eux.
“Nous avons aidé à élaborer des mesures de rétablissement de la paix pour que l’intégration et le vivre ensemble soient possibles,” dit le père Fernando. “Nous envisageons de promouvoir des ‘villages de la paix’ où les personnes peuvent se réunir.”
Entre-temps, il affirme que de nombreux Cingalais dans le Sud de l’île ont envoyé vivres et argent pour aider les victimes tamoules du conflit dans le Nord.
Si la guerre peut détruire des familles, elle offre aussi l’opportunité de traiter les étrangers comme des frères.