Pump mechanic, LRA emergency response, TamburaYambio,

Credits: B.Burrows/CAFOD

J’ai cinq enfants et j’habite à Naandi avec ma mère. Je suis venue à Tombura pour deux semaines de formation. J’avais envie d’apprendre à réparer des pompes pour pouvoir aider les autres. J’étais très contente d’avoir été sélectionnée pour cette formation. Ma mère n’a pas dit grand chose, mais elle respecte ma décision. Dix-huit personnes sont formées dont quatre femmes.

Je suis capable de faire ce travail même si je suis une femme. Les hommes nous acceptent. La formation n’est pas difficile. Je sais lire et écrire un peu en Zande puisque j’ai fait trois années d’école primaire. Je préfère les travaux manuels, dévisser les vis et retirer les tuyaux par exemple. Avant cette formation, je travaillais seulement dans l’agriculture. Quand nous retournerons dans nos villages, nous serons des bénévoles. Quand il y aura un problème avec un point d’eau, je saurai m’en occuper. Je sais déjà de quels points d’eau à Naandi je vais pouvoir m’occuper, celui de l’Eglise et celui du marché.

Pour le moment, ma famille doit aller chercher l’eau à la source parce que la pompe manuelle ne fonctionne plus. C’est à trois heures, on met une heure pour y aller et une heure pour revenir tous les jours. Quand j’aurai réparé le point d’eau, quelques minutes suffiront pour aller chercher de l’eau. C’est une bonne chose. Je suis heureuse de pouvoir aider mon village.»