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Une lueur d’espoir
![]() Mgr Robert J. Vitillo est le conseiller spécial de Caritas Internationalis sur la question du VIH/sida. Il représente Caritas dans ce domaine d’intervention, assure la liaison avec les organismes internationaux, compile les meilleures pratiques et est responsable du plaidoyer, de la formation et de l’éducation au niveau mondial. “Caritas privilégie les personnes les plus vulnérables et fournit des soins, un soutien et des traitements pour éviter de nouveaux ravages de la maladie”, explique Mgr Vitillo. Jusqu’à deux tiers des personnes touchées vivent en Afrique subsaharienne, la région la plus pauvre du monde. Les habitants des pays pauvres n’ont pas toujours accès à une alimentation régulière ou à l’eau propre, comment pourraient-ils avoir accès au traitement requis pour garder le sida sous contrôle ? “Caritas a plaidé pour un accès facilité aux médicaments antirétroviraux” rappelle Mgr Vitillo. “Notre travail a contribué à prolonger et améliorer la qualité de vie d’un grand nombre de personnes séropositives”. L’Eglise catholique, par l’intermédiaire d’organisations telles que Caritas, assure jusqu’à 25 % des soins dispensés aux malades du sida en Afrique. Elle fournit des soins, des traitements et également un soutien psychologique aux malades du sida, une maladie encore considérée comme infamante. “Les services de santé confessionnels sont souvent les meilleurs au monde ” souligne Mgr Vitillo. “Ils ne sont pas réservés à une poignée de privilégiés mais atteignent aussi ceux qui ont été exclus ou oubliés par les autres”. Mgr Vitillo estime que l’un des grands enjeux aujourd’hui est d’assurer aux enfants des soins et un traitement adaptés car, seuls 15 % d’entre eux reçoivent les médicaments dont ils ont besoin. “Ce qui est particulièrement tragique est que la plupart des enfants qui ne bénéficient pas de traitement meurent avant l’âge de deux ans” souligne-t-il. En 2008, Caritas a jeté les bases d’une campagne pour le dépistage plus précoce et la fourniture de médicaments pédiatriques afin d’améliorer le taux de survie chez les enfants. “Quand j’ai commencé à travailler pour Caritas il y a 20 ans, le sida était synonyme de souffrance, de perte et de désespoir. Mais les malades et leurs familles m’ont enseigné qu’il existe aussi des signes d’espoir”, conclut Mgr Vitillo.
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