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FOrganisations religieuses, virus du SIDA et objectifs du Millénaire pour le développement
![]() Miquelina Sitoe is HIV positive and supplies people from the community with information, support & counselling in Mozambiquue. Les états membres des Nations Unies se sont mis d’accord sur les objectifs du Millénaire pour le développement, qui représentent une série d’objectifs à atteindre d’ici à 2015. L’objectif numéro six est de stopper et d’enrayer la propagation du virus du SIDA, du paludisme et d’autres maladies graves. Nous ne pouvons espérer stopper la propagation de cette urgence mondiale sans examiner les origines de la transmission du virus du SIDA, c’est-à-dire les problèmes sociaux, économiques, culturels et d’égalité des sexes qui rendent les populations vulnérables à la contraction du virus, ou susceptibles de contaminer les autres. Bien que les origines de la transmission soient différentes pour la tuberculose et le paludisme, on a pu observer de nombreuses causes structurelles et sociales similaires. Entre autre, des situations qui mettent en cause la dignité humaine, dont l’injustice sociale (pauvreté abjecte, manque d’accès à l’éducation et à un système de santé), les préjugés, le manque de justice distributive, l’inégalité entre les sexes, le trafic d’êtres humains, les abus et le commerce sexuels. En février 2007, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait qu’entre 30 et 70 pour cent des infrastructures sanitaires en Afrique appartiennent actuellement à des organisations religieuses. Elle concluait en ajoutant qu’il existe souvent un manque de coopération entre ces mêmes organisations et les programmes de santé publique en place. Le Docteur Kevin De Cock, Directeur du Département VIH/SIDA de l’Organisation Mondiale de la Santé a fait le commentaire suivant : “Les organisations religieuses jouent un rôle essentiel dans la société civile. Elles sont extrêmement impliquées dans les pays en voie de développement et viennent souvent en aide à des populations vulnérables qui vivent dans des conditions défavorables, elles doivent être considérées comme des collaborateurs essentiels aux efforts mis en œuvre pour atteindre l’accès universel.” Toutefois, une analyse du système de financement du Fonds mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme montre un sérieux déséquilibre entre les fonds disponibles pour le soutien des programmes mis en place par les organisations religieuses et la responsabilité engagée. Des représentants du Fonds mondial expliquent que les décisions concernant les attributions de fonds sont prises dans le pays bénéficiaire. Les organisations religieuses font souvent état de frustration et d’exclusion en réponse à leurs tentatives de participation aux procédures décisionnelles. En 2007, face à l’insistance d’activistes pour la société civile, le conseil d’administration du Fonds mondial a approuvé un double système de contrôle qui a désigné deux bénéficiaires principaux pour les projets du Fonds mondial : un organisme gouvernemental et une structure distincte de la société civile (les organisations religieuses peuvent être considérées comme faisant partie d’une coalition de la société civile bénéficiaire de fonds). Le soutien aux services de lutte contre le virus du SIDA, et aux établissements médicaux en général, doit cependant être intégré à des programmes de soutien au développement humain et de solidarité mondiale plus importants entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres. D’après le Projet du Millénaire des Nations Unies, on estime que 135 milliards $ US ont été nécessaires en 2006 et que 195 milliards $ US seront nécessaires d’ici à 2015. Les estimations de coût sont proches du montant des fonds que les pays les plus riches devraient consacrer à l’aide au développement, soit 0,7 % de leur Produit Intérieur Brut, comme il en avait été décidé par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1970, puis réitéré lors de la Conférence Internationale des Nations Unies sur le Financement du Développement qui s’est déroulée à Monterrey, au Mexique en 2002. D’Heiligendamm à Hokkaido et au-delà : le SIDA, l’engagement du G8 à l’Accès Universel et la procédure du G8
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