La Convention des Droits de l’Enfant exige que les 193 états signataires reconnaissent le droit des enfants à un traitement médical du plus haut niveau ainsi qu’à l’accès à des structures médicales pour le traitement de la maladie et la convalescence.

Le 20 novembre 2009 marquera le 20ème anniversaire de la Convention.

En cette occasion spéciale, nous souhaitons que les dirigeants politiques informent les enfants du monde de la manière dont ils ont encouragé et respecté le droit des enfants à la santé.

Nous devons maintenir la pression pour que toutes les femmes enceintes séropositives reçoivent un traitement pour elles-mêmes mais aussi pour éviter la transmission du VIH à leurs bébés, pour que les enfants puissent subir les tests de dépistage opportuns, et pour que les enfants vivant avec le VIH puissent accéder au traitement salvateur dont ils ont besoin.

Les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques jouent un rôle essentiel dans l’accès des enfants aux médicaments. Pourtant les enfants semblent être les laissés pour compte des efforts réalisés au niveau mondial et national dans la lutte contre le VIH et le virus du SIDA.

Le traitement pédiatrique antirétroviral contre le VIH et la co-infection VIH/Tuberculose chez les enfants n’est pas considéré comme étant rentable car le marché des antirétroviraux pédiatriques existe principalement dans les pays à faibles revenus.

Mais nous sommes tous responsables de ces enfants. Comment pouvons-nous permettre que la priorité soit donnée aux profits au détriment des personnes ?

Comment pouvons-nous laisser un enfant contracter le VIH de sa mère lorsqu’il existe actuellement des mesures économiques qui permettent d’éviter cette transmission ?

Comment pouvons-nous tolérer le fait q’un enfant séropositif va mourir d’une maladie liée au virus du SIDA pour la simple raison que les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques ne veulent pas investir dans la recherche et le développement de formulations adaptées aux enfants pour traiter le VIH et la co-infection VIH/Tuberculose chez les enfants ?

Les compagnies pharmaceutiques ont une influence considérable sur la réalisation de ce droit.

Les compagnies pharmaceutiques fixent des prix inaccessibles aux équipements diagnostiques utilisés pour dépister le VIH chez les enfants ou aux antirétroviraux pédiatriques (ARV).

Lorsque les compagnies pharmaceutiques n’investissent pas dans la recherche et le développement de médicaments destinés au traitement du VIH chez les enfants, ou lorsqu’elles font pression sur les standards juridiques qui limitent l’accès des personnes séropositives à un traitement, ces compagnies font obstruction aux compétences de l’Etat de respecter, de protéger et de réaliser le droit à la santé.