L’Afrique du Sud est connue sous le nom de “nation arc-en-ciel”. Elle compte 11 langues officielles et pas moins de 3 millions de personnes y ont immigré.

Mais quand des hommes, dans le faubourg pauvre d’Alexandra, ont semé la terreur avec des barres de fer en vociférant “Chassons les étrangers ”, on a compris que la paix en Afrique du Sud n’était pas garantie.

Caritas a, depuis lors, créé des groupes pour la paix. “Nous voulons réunir des personnes d’origine et de religions différentes afin qu’elles puissent raconter leur histoire dans un environnement sûr”, explique soeur Aine Hughes de Caritas Afrique du Sud.

Les participants découvrent que, quelles que soient leurs origines, ils ont tous la même histoire à raconter. Caritas a financé l’initiative consistant à former 180 animateurs capables de conduire pendant six mois les débats de groupes d’une vingtaine de personnes sur le thème du rétablissement de la paix. Ils utilisent les outils élaborés par Caritas dans ce domaine, par exemple les ouvrages intitulés “OEuvrer pour la réconciliation : un manuel Caritas” et “Edification de la paix : un manuel de formation Caritas”.

“L’un des avantages de l’utilisation des manuels de Caritas sur le rétablissement de la paix est qu’ils donnent aussi à nos programmes une assise spirituelle”, explique soeur Hughes.

Les activités de plaidoyer relatives au rétablissement de la paix ont été concentrées au siège des Nations Unies à New York. Caritas a travaillé avec le Central Africa Policy Forum sur le Kenya, le Burundi, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine.

Le chef de la délégation de New York, Joseph Donnelly, a joué un rôle de liaison déterminant avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) concernant l’appui apporté par Caritas Ouganda à la mise en place d’‘espaces de sécurité’ parallèlement aux efforts déployés pour lancer des négociations de paix.

Suite aux violences post-électorales au Kenya, Caritas a joint sa voix à celle de Franciscans International aux Nations Unies à Genève, pour exhorter le gouvernement de Nairobi à respecter les droits de l’homme dans le pays.