One year after the conflict in Gaza, there is much rebuilding of lives and homes still yet to be done.

Credits: Caritas Jerusalem

Avec 1,5 million de Palestiniens, Gaza est l’un des lieux les plus densément peuplés sur la terre.

Les restrictions aux frontières limitent l’accès de la population aux biens et aux services.

Les conséquences de ces restrictions sont devenues évidentes quand Israël a lancé une campagne militaire contre les militants de Gaza pendant la période de Noël 2008.

Un an plus tard, il reste beaucoup de vies et de maisons à reconstruire.

Joseph Donnelly est le représentant de Caritas Internationalis aux Nations Unies à New York et a été le représentant de Caritas en Terre Sainte pendant la crise.

Voici quelques extraits de son interview avec Philippa Hitchen pour Radio Vatican. Ecoutez

La résistance au milieu des restrictions

“Malgré les barrages routiers, les frontières et les murs, l’un des paradoxes extraordinaires est que les gens dans l’ensemble n’abandonnent pas.”

“Les premiers jours après l’invasion, il n’y avait pas de crayons ni de stylos dans les écoles, ni d’autres choses plus substantielles comme les matériaux de construction. Il y a eu une certaine atténuation des restrictions ces derniers mois, mais le besoin de faire tout simplement circuler les approvisionnements dans Gaza a empêché tout développement important.”

Un an après la crise

“Un an plus tard, les personnes vivent encore sur le fil du rasoir et pratiquement dans le désespoir, mais le degré de foi vécue par les chrétiens et les musulmans à Gaza est extraordinaire. Le mois dernier, des collègues ont exprimé leur gratitude pour le travail de l’UNWRA, à l’occasion de son 60ème anniversaire, et pour la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, mais ils ont déclaré aussi qu’ils sont las d’attendre que tout cela mène à quelque chose.”
Caritas à Gaza

“La réponse du monde catholique à Caritas sur le terrain a été phénoménale. Il y a eu une énorme vague de soutien, mais elle ne pourra jamais compenser le manque de liberté.”

“Tout ce que Caritas a fait avant décembre 2008 se remet en marche aujourd’hui. Les familles et les commerçants locaux offrent souvent leur aide pour les approvisionnements, en alimentant ainsi cet esprit qui les fait cheminer ensemble. Et le personnel de Caritas à Gaza, à Jérusalem et en Cisjordanie a développé un réseau d’échanges qui fonctionne assez bien, pourvu qu’il n’y ait pas de violence physique quotidienne empêchant ces formes de négociations.”

Guérison et changement

“Le sentiment prédominant est que le monde extérieur ne sait plus qu’il peut changer la situation. Un appel est lancé dans le monde arabe et dans la société palestinienne : pour guérir dans ce conflit, il faut que nous guérissions nous-mêmes et que Gaza et Ramallah, Gaza et la Cisjordanie, Hamas et Fatah se réconcilient. Un grand nombre de parties prenantes de la communauté israélienne reconnaissent que le Président Abbas est un partenaire de la paix. La société civile palestinienne est de plus en plus capable de comprendre non seulement quels sont ses droits mais aussi, concrètement, qu’elle ne peut pas répondre toujours : “ce n’est pas nous qui avons créé le problème” ; il s’agit plutôt de saisir le moment pour dire : “l’enjeu est si important que nous devons saisir cette opportunité.”