Caritas hopes that the seeds that it sows by training people in mediation, negotiation and openness to others will flourish and offer societies an alternative to war.

Credits: Caritas

Imprégné de culture et d’histoire, lieu de naissance du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam et riche en réserves de pétrole, le Moyen-Orient est aujourd’hui aussi stratégiquement important dans le monde des affaires qu’il l’était il y a 2000 ans.

En partie à cause des raisons susmentionnées, il est aussi un lieu de troubles et de conflits profondément ancrés et difficiles à résoudre.

Emil El Dik, un spécialiste en résolution de conflits qui travaille auprès du Centre jésuite à Amman, en Jordanie, s’est rendu au Liban l’année dernière pour réaliser une formation à l’intention des artisans de la paix de Caritas venant d’Iraq, de Jérusalem et de Jordanie.

“Les gens touchés par le conflit sont dominés par la peur et par la méfiance à l’égard des autres,” explique M. El Dik. “Ils ne vivent donc pas une vie normale, ils pensent qu’ils n’ont pas d’avenir, ce qui les rend tristes et tourmentés.”

M. El Dik explique que quand on intériorise ces sentiments, on finit par croire que le seul moyen pour résoudre un conflit, c’est le recours à la violence.

Il ajoute que, dans chaque pays représenté à l’atelier, la réalité est très différente. Il précise que les Palestiniens vivent dans un contexte de guerre depuis 60 environ ans, les Iraquiens ont subi eux aussi de longs conflits, tandis que la Jordanie est relativement pacifique. Toutefois, ce que les participants des trois pays doivent apprendre est très similaire.

“Le principal défi pour les artisans de la paix, c’est de susciter la confiance entre les parties impliquées dans le conflit,” affirme M. El Dik. “Une fois que cela est fait, nous devons éduquer les personnes à résoudre les problèmes à travers les négociations et les discussions. Nous avons besoin de développer une culture du dialogue.”

L’atelier de formation au rétablissement de la paix au Liban a basé son travail sur le manuel de Caritas, traduit en arabe. L’atelier a été axé sur les expériences personnelles que les participants ont vécues pendant les conflits iraquien et palestinien, afin de les aider à réfléchir sur les questions sociales auxquelles sont confrontées nos sociétés.

“En analysant leur mentalité, leurs valeurs, leurs attitudes et leur comportement, les participants se sont rendus compte que les communautés ont le choix : agir avec violence ou agir de manière pacifique. Ils ont compris qu’ils peuvent changer le contexte dans lequel ils vivent,” déclare M. El Dik.

Comme toujours dans son travail de rétablissement de la paix, Caritas espère que les graines qui ont été semées en formant les personnes à la médiation, à la négociation et à l’ouverture aux autres donneront des fruits et offriront aux sociétés une alternative à la guerre.

Le dernier conflit à Gaza et l’instabilité continue en Iraq montrent que le dialogue et la compréhension sont nécessaires maintenant plus que jamais dans la région.

“Les gens sont las des conflits au Moyen-Orient, ils veulent vivre en paix. Comment mettre en place un processus de paix réel ? Tel est le défi. Il faut que nous nous entendions sur ce que justice, paix, clémence et vérité signifient” déclare M. El Dik.