
Ready to play for peace in the townships of Pretoria.
Credits: Antoine Soubrier/Caritas South Africa
« Les femmes, les enfants, et les personnes âgées et handicapées ont dû
faire face à des hommes brandissant des machettes et d’autres armes »,
déplore le père Peter Audu. « Ils n’ont eu aucune chance. »
Le père Audu, alors Secrétaire général de Caritas Nigéria, croit que
près de 500 personnes ont été tuées dans des raids, près de la ville de
Jos, la nuit du dimanche 7 mars 2010. Caritas a distribué des secours
d’urgence à 15 000 personnes et, épaulée par ses membres à l’échelon
international, a établi des projets de construction de la paix.
La paix et la réconciliation étaient au premier rang des
préoccupations des évêques africains deux mois plus tard, lorsqu’ils se
sont réunis au Mozambique. Caritas Afrique a participé à l’organisation
d’une consultation spéciale de suivi au Synode africain convoqué par le
pape Benoît XVI à Rome en 2009. Les évêques ont fait de l’édification de
la paix une priorité de premier plan.
Alors que la population locale, les réfugiés et les migrants se livraient
une lutte amicale sur les terrains de football dans une banlieue noire de
l’Afrique du Sud en juin, le pays accueillait les footballeurs les plus
célèbres de la planète pour la Coupe du monde de la FIFA. Le tournoi de
la « Coupe de la paix » de Caritas a réuni des gens pour célébrer leur
humanité commune, en guérissant les blessures provoquées par des
manifestations choquantes de xénophobie.