
Caritas knows no boundaries of race, religion, or ethnicity enabling it
to work in places such as Gaza.
Credits: Katie Orlinsky/Caritas
Saad Edwar Sa’ati a été tué, avec presque 60 autres Irakiens, à cause de sa
religion. Saad était chrétien, et un bénévole de Caritas Irak, et a été
assassiné quand un groupe d’hommes armés a attaqué l’église de Saydat
Al-Najat à Bagdad pendant la messe, le dimanche 31 octobre. Dans le
cadre de son bénévolat, Saad faisait des courses pour les personnes
âgées, accompagnait des enfants handicapés pour des sorties et se
déguisait en père Noël pour distribuer des étrennes. Il assurait la
subsistance de cinq membres de sa famille qui habitaient dans sa maison,
détruite dans une attaque à la bombe dix jours après son assassinat.
L’attaque pendant la messe a été le pire incident dirigé contre les
diverses minorités chrétiennes de l’Irak, mais pas le seul, et de loin. Des
bombes artisanales ont été laissées dans les jardins de maisons
chrétiennes à Bagdad au cours de la période de Noël et des milliers de
familles ont fui la deuxième ville en importance du pays, Mossoul, la
Ninive de la Bible, après les massacres qui y ont eu lieu.
Le Directeur général de Caritas Irak, Nabil Nissan, a également souligné
l’enlèvement de prêtres et les agressions sexuelles contre des jeunes filles
chrétiennes. « On essaie de nous chasser tous », dit-il. Le pape s’est joint à
son appel pour que les chrétiens soient protégés en Irak, où la
communauté chrétienne remonte à 2000 ans.
Reconnaissant la nécessité de faire progresser la paix et la
réconciliation, le premier synode consacré précisément au Moyen-Orient
s’est réuni en octobre. Les représentants de Caritas Égypte, Jordanie et
Liban et Joseph Farah, Président de Caritas Moyen-Orient et Afrique du
Nord (MONA), y ont participé. Caritas Internationalis a soutenu le travail du
synode dans la recherche d’une unification des catholiques et des autres
communautés chrétiennes minoritaires dispersées au Moyen-Orient.
Le pape Benoît XVI a conclu le synode avec le message : « La paix est
possible. La paix est urgente. » Le message était particulièrement
prescient alors que le blocus de Gaza entrait dans sa deuxième année, et
qu’au mois de mai un convoi de navires transportant de l’aide
humanitaire destinée aux Palestiniens à Gaza, qui vivent sous le seuil de la
pauvreté, a été attaqué par les troupes israéliennes. Dix personnes ont été
tuées et une trentaine ont été blessées. Caritas a uni sa voix à celles
d’autres organisations religieuses pour condamner l’attaque et réclamer la
fin du blocus.
« Le siège de Gaza doit être levé – personne ne devrait avoir à subir
une telle chose », a affirmé Sa Béatitude Fouad Twal, le Patriarche latin de
Jérusalem et le Président de Caritas Jérusalem. « Nous ne pouvons pas
circuler librement pour aller travailler, à l’hôpital ou à l’église comme tout
le monde. Ce n’est pas une vie. »
Caritas intervient sans distinction de race, de religion ou
d’appartenance ethnique, ce qui lui permet d’être présente dans des
endroits comme Gaza. Katie Orlinsky, Caritas