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Le silence des femmes congolaises violées
06 November 2008 Caritas à Goma est en train d’évaluer le nombre de victimes de violences sexuelles pendant les troubles actuels à l’est de la République démocratique du Congo.
Une équipe Caritas à Goma a signalé 39 cas de viol en un jour – dont dix ont eu lieu dans le camp de Mugunga. D’après les rapports de Caritas Goma, de nombreuses victimes préfèrent souffrir en silence par peur d’être rejetées par leur mari plutôt que d’en parler et de se faire soigner. Le problème de l’insécurité étant de plus en plus inquiétant à l’est du Congo, de nombreuses femmes sont exposées aux attaques quand elles se risquent à sortir pour trouver du bois afin de pouvoir faire à manger. Pendant ce temps, Caritas a commencé à distribuer des rations alimentaires à l’est du Congo à 64 000 personnes qui se sont enfuies de chez elles pour échapper aux violences. La faim, les maladies et les violences menacent des centaines de milliers de personnes au fur et à mesure que les forces rebelles se fraient un passage dans le Nord Kivu, massacrant les populations, violant les femmes et détruisant tout sur leur passage. « La situation est désastreuse », nous dit Alexander Bühler de Caritas Allemagne. « Personne ne peut dire exactement combien de personnes se sont enfuies de chez elles à cause des violences, mais c’est largement plus d’1 million. » Un cessez-feu précaire annoncé par les rebelles la semaine dernière a échoué après que les rebelles et les troupes congolaises ont repris les armes. Caritas distribue actuellement des rations alimentaires de dix jours fournies par le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies dans quatre camps à l’ouest de Goma. Les rations comprennent de la farine de maïs, des pois, de l’huile végétale et du sel. Mais la situation est désastreuse pour beaucoup de personnes à Goma et dans les alentours. Les camps sont surpeuplés et des cas de choléra ont déjà été signalés. « C’est affreux. Il n’y a aucun médicament, 800 personnes se partagent un robinet, les latrines débordent et l’hygiène est quasiment inexistante », nous dit M. Bühler à propos d’un camp où il s’est rendu cette semaine. L’insécurité a rendu l’évaluation et la distribution de l’aide difficile, et certaines organisations ont suspendu leur action. Dans certains cas, les camps ont été détruits et les réfugiés se sont enfuis dans la brousse, craignant pour leur vie. Pour les centaines de milliers de Congolais qui se sont enfuis de chez eux et qui vivent dans la peur, des choses aussi simples que de la nourriture, de l’eau, des couvertures et un endroit sûr et sec où dormir ne sont plus garanties. Voyez comment vous pouvez aider. Regardez une vidéo sur comment deux femmes qui ont subi des violences sexuelles au Congo ont été aidées par Caritas. Pour toute demande de renseignements, veuillez contacter Michelle Hough au +39 06 6987 9752/+39 334 234 4136 ou par e-mail à l’adresse suivante : hough@caritas.va |
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