Caritas s’unit à d’autres organisations humanitaires pour affirmer qu’une action urgente contre les changements climatiques se rend nécessaire à l’occasion de la réunion des Nations Unies qui se tiendra à Copenhague en décembre pour prévenir la faim dans le monde.

La déclaration “Changements climatiques, insécurité alimentaire et faim” est signée par Caritas, par les agences pour l’alimentation et la santé des Nations Unies, PAM, FAO et OMS, ainsi que par la Fédération de la Croix-Rouge, Oxfam, Vision mondiale et Save the Children.

Cette déclaration affirme que les changements climatiques sapent les efforts actuels de mettre fin à la détresse de plus d’un milliard de personnes souffrant déjà de la faim. La pénurie alimentaire est le facteur le plus important contribuant aux maladies dans le monde, qui tuent 3,5 millions de personnes chaque année, pratiquement tous des enfants vivant dans les pays pauvres.

Le risque de faim et de malnutrition pourrait atteindre une ampleur sans précédent dans les décennies à venir. Les herbages risquent de s’amenuiser de 40 à 90% dans les zones semi-arides et arides, et les littoraux d’être inondés ou inappropriés pour l’agriculture à cause de la salinité accrue provoquée par la montée des mers. D’ici à 2050, la faim pourrait augmenter de 10 à 20 % et la malnutrition infantile être cinq fois plus élevée par rapport à un scénario sans changements climatiques.

Les ministres et les fonctionnaires de l’environnement se réuniront à Copenhague à partir du 7 décembre pendant deux semaines pour parvenir à un accord sur les changements climatiques. Le sommet devra donner le coup d’envoi pour améliorer la production alimentaire, renforcer les systèmes de protection sociale et se préparer aux catastrophes. Les communautés pauvres ont besoin de soutien pour construire une vie résistante au climat et échapper à la faim.

Messages-clé de Copenhague:
  • Les changements climatiques seront des multiplicateurs des menaces existantes contre la sécurité alimentaire,
  • Pour obtenir la sécurité alimentaire, il est nécessaire, d’une part, d’augmenter substantiellement la production alimentaire, de l’autre, d’améliorer l’accès à des vivres adéquats et nutritifs et les capacités de faire face aux risques que comportent les changements climatiques.
  • Les gouvernements doivent être aidés à renforcer la production alimentaire et l’accès aux vivres, à renforcer les systèmes de protection sociale et à améliorer leur capacité à se préparer et à répondre aux catastrophes,
  • Les processus de développement communautaires doivent être encouragés afin de permettre aux plus pauvres et aux plus vulnérables de développer des moyens d’existence durables et résistants au climat et éliminer la pauvreté chronique et la sécurité alimentaire,
  • La communauté humanitaire doit être préparée aux événements météorologiques extrêmes et mieux protéger ceux qui vivent déjà dans l’insécurité alimentaire en renforçant la riposte comme la prévention à la crise.
Lire la déclaration intégrale ici.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Patrick Nicholson au 0039 334 359 0700 ou nicholson@caritas.va