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Caritas in Veritate à la recherche d’une mondialisation éthique pour amorcer le développement
07 July 2009 Selon Caritas Internationalis, l’accent mis sur la justice et le bien commun dans la dernière encyclique du Pape Benoît XVI, Caritas in Veritate, offre une nouvelle vision de l’économie, de la politique et de la société basée sur la responsabilité partagée de prendre soin de l’humanité et de l’environnement.
L’encyclique reprend Populorum Progressio, du Pape Paul VI, plus de 40 ans après sa publication à la lumière de la mondialisation et de l’effondrement de l’économie de marché déréglementée en 2008. Lesley-Anne Knight, la Secrétaire générale de Caritas Internationalis a déclaré : “Caritas in Veritate met en avant la manière dont la recherche aveugle du profit au détriment de l’éthique est devenue nuisible aux personnes et à la planète. L’encyclique survient à un moment crucial pour le développement car des décennies de progrès sont en danger. Le nombre de personnes souffrant de famine a augmenté de 100 millions pour atteindre plus d’un milliard l’année dernière. “La crise a mis en avant des défaillances du système générées par une spéculation imprudente au profit d’une poignée de personnes et au dépens de millions de familles démunies. Mais la crise offre également une chance unique de faire en sorte que la mondialisation bénéficie à la majorité. “L’encyclique présente des étapes concrètes que les dirigeants politiques devraient étudier afin de nous remettre sur le chemin d’un véritable développement. L’encyclique nous rappelle que la finance et les affaires peuvent profiter à l’ensemble de l’humanité et pas seulement à l’actionnaire. Un retour à un modèle équitable fondé sur la responsabilité collective est primordial pour refermer l’écart ceux qui ont beaucoup et ceux qui n’ont rien”. “Caritas soutient les efforts du Pape Benoît XI pour améliorer l’aide. Tandis que le sommet du G8 se déroule à L’Aquila, les pays riches comme la France et l’Italie réduisent l’aide aux plus démunis. Nous leur lançons un appel pour qu’ils tiennent leur promesse de consacrer 0,7 pour cent de leur PNB à l’aide extérieure et à faire en sorte que l’aide bénéficie aux plus démunis plutôt qu’au donateur. “Le défi du Pape de reformer les Nations Unies et les institutions économiques est opportune. Les Nations Unies, le FMI et la Banque mondiale doivent pouvoir garantir une participation plus importante des pays pauvres dans le processus de décision. “Le Pape Benoît XVI parle d’une “responsabilité solennelle” de protection de l’environnement. Nous espérons que les dirigeants du monde entendent ses appels à un consensus international et que les pollueurs doivent payer les frais dans le cadre des négociations qui se tiendront à Copenhague au mois de décembre. Comme le rappelle le pape, si nous voulons protéger les ressources, les populations des pays riches doivent changer leurs modes de vie et réduire leurs consommations irresponsables. “Le message destiné aux collaborateurs de l’humanitaire et du développement à travers le monde est le suivant : notre amour de l’humanité nous incite à la justice et au bien commun. Caritas soutient l’affirmation qui consiste à dire que la vraie charité s’intéresse aux causes de la pauvreté et aux moyens mis en oeuvre pour l’éradiquer.” Pour plus d’informations, veuillez contacter Patrick Nicholson par téléphone au 0039 334 359 0700 ou par email à l’adresse suivante : nicholson@caritas.va ritas.va |
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