Caritas is well regarded in Uganda for its work among the vulnerable.

Credits: Caritas

Caritas affirme que les fausses allégations selon lesquelles elle dispenserait de l’aide aux rebelles ougandais sont fallacieuses et irresponsables. Un ministre du gouvernement de l’Ouganda a demandé à Caritas de cesser de dispenser l’aide alimentaire aux groupes de rebelles dans le nord du pays. Or, Caritas Ouganda ne dispense pas de vivres et, pour ses activités, se concerte avec le gouvernement.

Dans le cadre de sa mission humanitaire, Caritas fournissait l’aide alimentaire aux groupes de rebelles alors que le processus de paix, entamé en 2006, avait été mis en place sur demande du gouvernement ougandais et des médiateurs internationaux. Mais quand les négociations ont échoué, Caritas a cessé toute distribution de vivres et, depuis avril 2008, elle ne dispense plus d’aide alimentaire. Le gouvernement ougandais connaît bien toutes ces étapes.

Le 30 septembre, le ministre ougandais pour la préparation aux catastrophes, le professeur Tarsis Kabwegyere, a déclaré : “Caritas devrait cesser de donner des vivres aux rebelles afin que, se trouvant sous pression, ils signent l’accord de paix. Mais tant qu’ils continueront à recevoir des approvisionnements, ils ne verront aucune raison de mettre un terme à la rébellion. Une question morale se pose : pourquoi Kony (le chef des rebelles) continue de recevoir des vivres ? Ceux qui envoient des vivres commettent un péché mortel, en particulier s’ils sont chrétiens ”.

Le Directeur national de Caritas Ouganda, Mgr Dr. Francis Ndamira a affirmé : “Nous voudrions clarifier cette déclaration fallacieuse pour le public et pour le monde qui attend déjà avec grande anxiété le jour de la signature de l’accord de paix. Actuellement, Caritas Ouganda ne fournit pas de vivres ni de médicaments aux rebelles. Quand la signature (de l’accord de paix) a échoué, Caritas a aussi mis un terme à son mandat.

“Il est donc surprenant que le respectable prof. Kabwegyere fasse des déclarations aussi fallacieuses et irresponsables. Il devrait, au contraire, remercier Caritas Ouganda et tous les responsables ecclésiaux catholiques pour la contribution pacifique que nous avons offerte au processus de paix, ainsi que pour l’aide spirituelle et matérielle que les Eglises respectives ont donnée aux personnes qui souffrent dans le nord de l’Ouganda.”

Le gouvernement ougandais a commencé à négocier la paix avec les rebelles de l’Armée de libération du Seigneur (LRA), par la médiation du gouvernement du sud du Soudan, en octobre 2006. Caritas Ouganda a été mandatée par une équipe de médiation formée de représentants du gouvernement ougandais et du gouvernement du sud du Soudan, de rebelles, et d’un consortium de donateurs et de représentants des Nations unies, de fournir des vivres et des médicaments, avec des directives établies, aux rebelles à Ri-Kwangaba dans le sud du Soudan, près de la forêt Garamba en République du Congo. Les produits étaient contrôlés et suivis régulièrement par une équipe de contrôle à Juba jusqu’à la date fixée pour l’accord de paix en avril 2008. Quand l’accord a échoué, Caritas a suspendu ses opérations.

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