Conflict and human rights abuses have led to 3.4 million people officially registered as internally displaced (IDPs) in Colombia.

Credits: Caritas 2010

Le Groupe de travail de Caritas pour la Colombie affirme que la situation des droits de l’homme à Córdoba est toujours critique.

Du 25 au 28 octobre dernier, le groupe des organisations européennes membres de Caritas et Secretariado Nacional de Pastoral Social/Caritas Colombie ont visité le département de Córdoba, y compris les municipalités de Montería et de Tierralt. Au cours de sa visite, le Groupe a rencontré des organisations de la société civile, ainsi que des chefs religieux et communautaires.

Caritas indique que la situation est le résultat de confrontations militaires entre l’armée et les groupes armés illégaux : les guérillas des FARC, les bandes dites criminelles et les groupes qui ont émergé à la suite de la démobilisation des organisations paramilitaires.

Le nombre de déplacements de masse a augmenté ces deux dernières années et la population civile demeure confinée, en particulier dans les régions rurales de Tierralta, Puerto Libertador, Montelíbano et Uré (sous-région d’Alto Sinú et d’Alto San Jorge).

L’absence de présence gouvernementale et de services sociaux pour les victimes du conflit armé est hautement préoccupante. Certaines institutions sont ouvertes au public seulement une journée par semaine, ce qui entraîne de longs délais d’attente pour les victimes; certains font même la queue durant la nuit, sans garantie d’être vus. La violence dans la région a affecté en particulier les groupes vulnérables comme les peuples autochtones Embera et Zenu, les Afro-Colombiens, les leaders campesinos, les femmes et les personnes déplacées.

Le Groupe de travail de Caritas pour la Colombie est alarmé par les risques et les menaces accrus auxquels font face les défenseurs des droits de l’homme.

Le Groupe de Caritas formule les recommandations suivantes :

Au gouvernement colombien :
  • Conserver la volonté politique de réagir à la crise humanitaire et d’accroître la présence sociale de l’État dans la région, afin d’améliorer le soutien et la protection offerts aux victimes et aux leaders communautaires;
  • S’assurer que la politique de sécurité publique vise surtout à garantir les droits de l’homme et le droit humanitaire international;
  • Améliorer l’efficacité de l’intervention de l’État en réponse aux systèmes d’alerte précoce et aux rapports sur les risques produits dans la région.
À la communauté internationale :
  • Suivre attentivement la situation de la crise humanitaire et des droits de l’homme dans la région grâce à une présence directe sur le terrain, en se concentrant sur les besoins des communautés affectées;
  • S’assurer que l’investissement étranger dans la région favorise le développement local fondé sur le respect des droits de l’homme et la consultation préalable des communautés.
Signé par le Groupe de travail de Caritas pour la Colombie: CAFOD, Caritas France, Caritas Allemagne, Caritas Espagne, Caritas Norvège, Caritas Suisse, CORDAID, Secretariado Nacional de Pastoral Social/Caritas Colombia, Trócaire

Contact : Laura Chacón González Sección de Formación, Investigación e Incidencia, Secretariado Nacional de Pastoral Social - Cáritas Colombiana www.pastoralsocial.org Conferencia Episcopal de Colombia Tél. : (571) 4377150, poste : 463. Cell. : 313 8867778