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Caritas demande instamment le cessez-le-feu au Sri Lanka
12 May 2009 ![]() Des civils blessés gisent sur le sol d’un hôpital installé avec les moyens du bord dans cette photo publiée par le groupe « Mercy Mission to Vanni » des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), le 20 avril 2009, montrant, d’après leur déclaration, des civils blessés qui fuyaient de la région contrôlée par les LTTE dans la ‘zone de cessez-le-feu’ près du village de Putumatalan à Puthukkudiyirippu, au nord-est du Sri Lanka. Les forces du gouvernement luttent contre les Tigres tamouls (LTTE) à Vanni dans le nord du pays où 50 000 personnes sont coincées dans la zone de guerre. Caritas rappelle que tous les combattants ont le devoir, conformément aux Conventions de Genève, de protéger la vie des civils bloqués dans la zone de guerre. La Secrétaire générale de Caritas Internationalis, Lesley-Anne Knight affirme : “Il est évident que les civils sont en train de payer un prix élevé pour les affrontements au Sri Lanka. Les parties doivent, l’une comme l’autre, faire tout ce qui est possible pour garantir leur protection. Ce qui ne se signifie dans la pratique qu’une seule chose : le cessez-le-feu immédiat. Si l’action militaire persiste, cela coûtera la vie à d’autres innocents. C’est inacceptable. “Les organisations humanitaires doivent avoir accès aux personnes touchées par les combats. Nos agents sur le terrain font état d’un manque de traitements médicaux, de vivres et d’eau propre, et de forts traumatismes. Les victimes de la guerre au Sri Lanka ont besoin d’aide immédiate.” Plus de 196 000 personnes sont passées dans les régions sous le contrôle du gouvernement et sont accueillies dans les camps de Vavuniya , de Jaffna et de Trincomalee. Jusqu’à 1 700 blessés ont été transférés dans les différents hôpitaux à Mannar, à Trincomalee, à Anuradhapura, à Colombo. Caritas apporte l’aide indispensable aux personnes déplacées sous formes de vivres ou d’autres. Caritas nourrit plus de 7 000 personnes dans les sept camps de Jaffna et environ 12 500 à Mannar. Le Président du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa, a rencontré les évêques catholiques et les agents Caritas le 11 mai. Il les a mis à jour sur la situation et leur a communiqué que trois autres camps allaient être installés à Jaffna, à Trincomalee et à Mannar. L’archevêque de Colombo, Oswald Gomes, a expliqué l’initiative de Caritas Sri Lanka et le Président l’a remercié et a demandé que l’on poursuive ce travail. Les combats ont coûté la vie à un agent de Caritas, Anthonipillai Uthayaraj Raj. Le 8 mai, ce chauffeur bénévole a été victime d’une fusillade à Mullivaikal, dans la zone de cessez-le-feu, dans le district de Mullaitivu. Le père Christopher George Jeyakumar, directeur du Centre de développement humain de Caritas (HUDEC), la branche du diocèse de Jaffna chargée des affaires sociales, a déclaré : “Nous avons perdu un chauffeur bon et courageux qui travaillait depuis plusieurs années dans la zone de guerre.” Le 23 avril, un autre prêtre de Caritas, le père T.R. Vasanthaseelan, qui dirigeait une branche de Caritas à Kilinochchi, a perdu un membre à cause d’une attaque et a été hospitalisé à Colombo. Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Patrick Nicholson au +39 06 69879721/+39 334 2344136 ou nicholson@caritas.va |
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