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Pour éliminer la faim, le G20 doit s'attaquer aux racines du mal
12 June 2012 ![]() Haoua’s daughter was assessed at St Augustine Health Centre, which is managed and funded by CADEV (Caritas Niger), and found to be seriously malnrouished. The centre treats about 200 people – mostly small children – for malnutrition each week. It normally takes just 21 days to cure a severely malnourished child. Aujourd'hui, dans le monde, 925 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. À chaque heure qui passe, quelque 300 enfants meurent de malnutrition. Un enfant sur quatre souffre de retard de croissance, un chiffre qui s'élève à un sur trois dans les pays en développement. Or, nous produisons plus qu’assez de denrées alimentaires à l'échelle mondiale pour nourrir tout le monde. Le réseau Caritas-CIDSE G20 affirme que la réduction des inégalités et la promotion du développement durable doivent être au cœur des plans que le G20 s'apprête à dresser pour lutter contre l'insécurité alimentaire à court, à moyen et à long termes. Selon le Secrétaire général de Caritas Internationalis, Michel Roy: “La faim n'est pas une fatalité. Pour la vaincre, il faut s’attaquer à ses causes structurelles et, notamment, promouvoir un développement agricole durable dans les pays pauvres”. Le Secrétaire général de la CIDSE, Bernd Nilles, a déclaré: “Le G20 mexicain offre vraiment l'occasion de montrer comment assurer la sécurité alimentaire en renforçant la réglementation des marchés, en améliorant la production alimentaire locale et en facilitant l'accès des petits exploitants agricoles au marché. En outre, il incombe plus particulièrement au G20 de conduire la lutte contre la pauvreté mondiale, dans la mesure où la moitié des personnes les plus pauvres du monde vivent dans des pays du G20”. Le réseau Caritas-CIDSE G20 appelle le G20 à tenir les promesses qui ont été faites à Séoul en 2010. Pour le réseau, l'augmentation de la production alimentaire, à elle seule, sera inefficace si l'on ne résout pas les problèmes de l'accès et de la distribution: il faut créer des réserves alimentaires, limiter la spéculation sur les marchés des produits et introduire des mécanismes de protection sociale. Le G20 doit agir sur les marchés financiers, où une spéculation débridée fait grimper les prix des denrées alimentaires, au détriment des pauvres. Le règlement de ce problème passe par une intervention plus appuyée des autorités publiques, y compris au niveau mondial, pour maîtriser la spéculation, améliorer la supervision des marchés et en accroître la transparence. Les pays pauvres ont besoin de disposer de réserves de secours et de stocks tampons pour protéger les habitants les plus vulnérables et stabiliser les prix du marché. Le réseau Caritas-CIDSE G20 est un réseau composé de 180 organisations catholiques qui se sont regroupées pour défendre la cause des personnes les plus vulnérables de notre monde, à l'occasion de la réunion du G20. Veuillez contacter Roeland Scholtalbers, chargé de la communication et des médias au CIDSE, scholtalbers@cidse.org, Tél:+32(0)2 282 40 73, Mobile:+32(0)477068384, +55 21 71852023 (Rio, 15-24/6) et Patrick Nicholson, Caritas Internationalis au +39 06 698 79 725 ou au +39 334 359 0700 ou à l’adresse nicholson@caritas.va. |
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