An interfaith and civil society rally for climate justice in Durban during UN talks.

Credits: Patrick Nicholson/Caritas

Caritas croit que l'accord sur les changements climatiques de Durban ne pourra empêcher une hausse catastrophique de la température mondiale de 4o C.

À la fin de la COP17 de Durban, les gouvernements se sont engagés à préparer un nouveau traité qui obligera légalement les pays développés et les pays en voie de développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Les négociations des Nations Unies en Afrique du Sud ont abouti à la prolongation du Protocole de Kyoto signé en 1997 et à l'établissement d'une période de cinq ans pour l'élaboration d'un accord plus englobant.

Caritas accueille favorablement les résultats positifs des négociations mais, avec les scientifiques, croit que ces résultats ne suffiront pas à empêcher la prolifération de sécheresses très étendues ni la création de millions de réfugiés climatiques à cause d'une baisse importante des rendements des cultures.

La directrice des politiques et du plaidoyer de Caritas Internationalis, Mme Martina Liebsch, affirme que « nous contribuons tous à polluer l’environnement et chacun d’entre nous, chaque pays doit assumer sa part de responsabilité pour cela ».

« Caritas estime qu’il était important que les pays présents à Durban s’engagent à produire un accord juridiquement contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ».

Cet accord a pu être conclu en grande partie grâce à une alliance progressiste entre l’Union Européenne et certains pays pauvres, contre les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Australie.

Cet accord a peu de chances d’empêcher la température mondiale de grimper de 4o C, et ne possède pas l'envergure nécessaire pour protéger des millions de vies des conséquences d'événements climatiques extrêmes qui se produiront à cause des activités humaines.

Caritas salue les efforts déployés en vue de la création d’un Fonds vert pour le climat afin d’aider les pays pauvres à lutter contre les effets des changements climatiques. Chaque dollar investi dans des programmes d’atténuation et d’adaptation permettra d’économiser sept dollars pour des programmes d’aide d’urgence.

Toutefois, Caritas déplore le fait que certains pays n’aient pas respecté leurs engagements. Martina Liebsch dit qu' « il est urgent d’obtenir des fonds afin de financer l’adaptation des pays les plus pauvres et les plus vulnérables aux changements climatiques ».

« Nous devons nous tourner vers des sources de financement originales telles qu’une taxe sur le transport maritime et par avion ainsi qu’une taxe sur les transactions financières ».

Caritas exhorte les gouvernements à aller au-delà de cet accord minimaliste de Durban et à profiter de la Conférence internationale Rio+20 pour s'engager dans une toute nouvelle voie en matière de changements climatiques.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Patrick Nicholson à nicholson@caritas.va ou au 0039 334 3590 700.