Lesley-Anne Knights, Secretary General of Caritas Internationalis, marching for a climate justice

Credits: Caritas Denmark

Copenhague – Les négociations des Nations Unies sur le climat ont été suspendues ce matin à la suite de l’impasse créée entre les nations africaines et les pays riches qui essaient de se défiler devant leurs responsabilités.

La CIDSE et Caritas Internationalis, qui constituent ensemble la plus grande alliance de développement, affirment que les pays développés, notamment le Japon et la Russie, sapent les négociations climatiques en essayant d’écarter le Protocole, actuellement le seul instrument légalement contraignant qui règle les changements climatiques. En imposant notamment la réduction des émissions aux pays développés, le Protocole offre aux pays les plus pauvres du monde au moins quelque protection contre l’aggravation des effets dévastateurs des changements climatiques et de la pauvreté.

Niamh Garvey de Trocaire, membre irlandais des réseaux CIDSE et Caritas, a affirmé: “Alors que les chefs d’Etat viennent à Copenhague en cette deuxième semaine, c’est aux pays riches de remettre les négociations sur la bonne voie en se réengageant à respecter le Protocole de Kyoto. La décision de l’Afrique de suspendre les débats sur d’autres éléments des négociations, appuyée par la plupart des G77, naît de la crainte que les pays riches n’essaient de détruire l’accord légal sur le climat le plus fort que nous ayons."

Rowan Popplewell, membre de la CIDSE et du SCIAF (Caritas Ecosse) a déclaré: "Abandonner le Protocole de Kyoto marquerait un pas en arrière pour tous les pays, mais en particulier pour les pays les plus pauvres. Pour eux, les négociations sont une question de survie. Les communautés vulnérables du monde entier ont besoin d’un accord juste, ambitieux et contraignant, dont le Protocole de Kyoto est un élément essentiel.”

Contacter: Patrick Nicholson, nicholson@caritas.va, +393343590700