In the village of Adam Kolé, a farmer named Hassan uses a team of donkeys to pull water from a well refurbished by American Caritas member CRS CRS.Lane Hartill/CRS

Au moins dix millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dans le Sahel, dont huit millions de personnes au Niger, le pays le plus durement touché. Des pénuries alimentaires risquent également d’affecter le Tchad, le Mali et le Burkina Faso.

50 millions de dollars d’aide manquent au Niger, la moitié de la somme dont le pays aurait besoin pour apporter une aide alimentaire à toutes les personnes souffrant de la faim. Le pays n’a reçu que 47 000 tonnes d’aide alimentaire sur les 85 000 tonnes garanties par la communauté internationale.

Au Niger, le système gratuit de santé publique risque de faire faillite ce qui aurait des conséquences dévastatrices pour les enfants, la prise en charge de la malnutrition se faisant essentiellement par le biais des centres médicaux publics.

« Dans cette crise, la survie des enfants est menacée. 378,000 enfants risquent de souffrir de malnutrition sévère aiguë et 1,2 million d’enfants sont menacés de malnutrition modérée », a déclaré Raymond Yoro, Secrétaire général de Caritas Niger.

« Au Niger, les pénuries alimentaires sont beaucoup plus graves qu’au moment de la crise de 2005. Si l’aide arrive trop tard, cela coûtera des vies humaines. Nous avons tiré la sonnette d’alarme dès décembre 2009, mais malheureusement, les donateurs ont été lents à réagir.

Il n’est pas trop tard pour éviter une tragédie si les donateurs apportent immédiatement aux gouvernements du Sahel et aux organisations humanitaires les fonds dont ils ont besoin. Pour éviter de futures crises, nous devons également mettre en place des systèmes de prévention et d’alerte précoce et des programmes permettant à la population de s’adapter aux conséquences du changement climatique”, a-t-il ajouté.


Caritas soutient que la région du Sahel en Afrique de l’Ouest fera face à une véritable tragédie humanitaire à moins que la communauté internationale n’intervienne pour lutter contre la crise alimentaire.

Plusieurs facteurs, notamment des pluies irrégulières, des récoltes insuffisantes, la flambée des prix alimentaires et la pauvreté chronique ont contribué à l’accentuation de cette crise.

Nombre de familles ont dû recourir à des mesures extrêmes pour faire face à la situation. Elles se voient forcées de vendre leur bétail ou d’autres biens, manger des plantes sauvages, retirer les enfants de l’école ou émigrer dans d’autres régions en espérant d’y obtenir de la nourriture ou un revenu.

En mai, Caritas a lancé un appel pour 3,5 millions de dollars (2,9 millions d’euros) pour apporter une aide alimentaire à 246 000 ménages vulnérables sous forme de distributions de nourriture ou de semences et de programmes Cash for work ainsi qu’une prise en charge spécifique à 17 000 enfants et femmes enceintes ou allaitantes.

Caritas Internationalis a mis en place le Groupe de travail sur le Sahel suite à la crise alimentaire de 2005. Lire une analyse approfondie de son plan d’action pour 2010 sur www.caritas.org.

Pour en savoir plus, veuillez contacter Patrick Nicholson au +39 06 698 79 725 ou +39 334 359 0700 ou par mail à l’adresse suivante : nicholson@caritas.va.