The ILO says that based on national statistics there were 52.6 million domestic workers last year, but it believes that a more realistic figure is closer to 100 million people.

Credits: Caritas

Caritas Internationalis affirme qu’un nouveau traité adopté par l’Organisation internationale du travail constitue une étape importante dans la protection de millions de travailleurs domestiques dans le monde.

Le jeudi 16 juin, les gouvernements, les employeurs et les syndicats réunis à la 100e Conférence de l’OIT à Genève ont voté pour l’adoption de la Convention sur les travailleurs domestiques et pour une autre recommandation. En vertu de ce nouvel instrument juridique international, les travailleurs domestiques jouiront de droits comme le droit à la protection sociale, aux jours de repos et au congé annuel, à la négociation collective et à la protection contre l’abus.

Caritas avait fait campagne pour améliorer les conditions de travail des travailleurs domestiques par l’adoption d’une telle convention. Dans le cadre de la campagne Sous le même toit, sous la même loi : l’égalité des droits pour les travailleurs domestiques migrants, Caritas préconisait d’abord et avant tout le respect et la dignité des travailleurs domestiques migrants.

Selon la directrice politique Martina Liebsch, « Même si leur travail se fait dans la sphère familiale, au sein du ménage et qu’on leur confie le soin des enfants ou des personnes âgées, les travailleurs domestiques ne sont pas bien traités. Pourtant, ils méritent notre respect.

« La Convention sur les travailleurs domestiques améliorera la vie de millions de personnes à travers le monde. Les gouvernements ont enfin reconnu que les travailleurs domestiques ont les mêmes droits que tous les autres travailleurs. Il s’agit d’une étape importante pour éliminer les préjugés auxquels font face les travailleurs domestiques au quotidien, surtout les travailleurs domestiques migrants.

« Caritas surveillera la ratification et la mise en œuvre de la convention. Ces mots devront se traduire par de bonnes pratiques, l’offre de conditions de travail décentes et la protection efficace contre l’abus et l’exploitation. »

Caritas souligne l’inclusion de l’accès à un mécanisme de plaintes pour les travailleurs domestiques et leur droit à la négociation collective et à la liberté d’association comme des éléments clés du traité.

Caritas estime que la disposition relative aux mécanismes de plainte aurait plus de poids si les travailleurs domestiques migrants avaient la possibilité de demeurer dans le pays d’accueil durant le traitement de leur plainte.

Les mesures visant à prévenir l’abus et l’exploitation de la part d’agences de recrutement privées, y compris la coopération transnationale entre les États membres de l’OIT, forment un autre aspect clé de la Convention. Caritas avait réclamé la surveillance des agences de recrutement, dont certaines retirent des bénéfices en trompant les travailleurs domestiques et en exigeant des frais élevés pour leur trouver un emploi. À cause de cette pratique, les travailleurs migrants sont endettés avant même d’avoir commencé à travailler dans un pays étranger.

L’OIT affirme que d’après les statistiques nationales, le nombre de travailleurs domestiques s’élevait à 52,6 millions l’an dernier, mais elle estime que 100 millions serait un chiffre plus réaliste.

Bon nombre de travailleurs domestiques, en particulier les migrants, souffrent de l’absence de réglementation des conditions de travail, d’exploitation et d’abus et sont amenés à ce travail par la traite des personnes. Dans de nombreux pays où la réglementation du travail domestique est insuffisante, ils n’ont pas les moyens de se défendre.

Pour entrer en vigueur, la Convention sur les travailleurs domestiques requiert seulement la ratification de deux pays seulement. Les États peuvent choisir de ne pas signer, mais Caritas croit que la Convention donnera aux militants une norme qui leur sera utile pour persuader les gouvernements d’y adhérer.

Pour plus d'informations, veuillez contacter Patrick Nicholson au 0039 334 3590700.