L’écart de financement des programmes relatifs au virus du SIDA mettent des vies en danger

The Caritas “HAART for Children” campaign is encouraging governments and pharmaceutical firms to improve testing and treatment for children with HIV and TB in poor countries.
Credits: Hough/Caritas
Caritas met en garde contre le fait qu’un écart de financement des programmes relatifs au VIH dans le monde entier retardera la campagne de lutte contre le virus du SIDA de 20 ans.
Une conférence internationale sur le virus du SIDA se tiendra à Vienne du 18 au 23 juillet prochain. Elle rassemblera des experts en matière de santé, des scientifiques, des représentants des gouvernements, ainsi que des activistes.
Mgr. Robert Vitillo, le Conseiller spécial de Caritas Internationalis sur le VIH et le virus du SIDA participera à une session sur “l’accès universel” lors de la “conférence préalable” d’un rassemblement catholique qui se tiendra les 16 et 17 juillet, à laquelle participera également Lesley-Anne Knight, la Secrétaire générale de Caritas Internationalis.
Selon UNAIDS, le programme des Nations Unies sur le virus du SIDA, US$ 27 millions sont nécessaires cette année pour éradiquer la pandémie, mais des estimations optimistes quant aux fonds disponibles font état d’un écart de plus d’un tiers. On dénombre de plus en plus de nouveaux cas de contamination, ce qui va augmenter les coûts, notamment si les programmes de prévention et de dépistage sont également réduits.
Mgr. Vitillo a déclaré que dans certains pays dans lesquels il s’était rendu, en Ouganda par exemple, des personnes s’étaient vues refuser un traitement à cause du manque de fonds disponibles.
“Le fait de négliger le VIH et le virus du SIDA va mettre des millions de vies humaines en danger dans les pays les plus pauvres,“ affirme Mgr. Vitillo. “Si les populations n’ont pas accès à un traitement, nous allons nous retrouver dans la même situation que dans les années 1980 où il n’y avait pas assez de lits d’hôpital et où les gens mourraient sans recevoir aucuns soins.”
Les conséquences de ces écarts de financement vont de personnes contraintes à stopper un programme de traitement en cours à des politiques qui empêchent de nouveaux patients de bénéficier de ces traitements médicamenteux. En plus des écarts de financement relatifs aux services de santé, l’assistance au suivi psychologique ainsi que l’aide aux orphelins et aux enfants vulnérable pourraient également être touchées.
Caritas encourage un accès universel au traitement pour les personnes contaminées par le VIH et le virus du SIDA ainsi que la dispense de traitements et de soins.
La campagne de Caritas “HAART for Children” encourage les gouvernements et les laboratoires pharmaceutiques à développer le dépistage et les traitements des enfants atteints du VIH et de la Tuberculose dans les pays les plus pauvres. HAART signifie “Thérapie Antirétrovirale Hautement Active”, il s’agit d’une association de médicaments qui aide à prolonger la vie d’enfants et d’adultes vivant avec le VIH. Le manque d’accès à ces médicaments salvateurs entraînera le décès de la moitié des enfants contaminés par le VIH avant leur deuxième anniversaire.
Au cours de la Conférence internationale sur le SIDA, dans le cadre de son action dans la campagne “HAART for Children” Campaign, Caritas présentera 20 000 signatures au représentant du gouvernement autrichien.
Selon Mgr. Vitillo, ces signatures montrent l’inquiétude des Autrichiens pour leurs frères et soeurs contaminés par le virus du SIDA dans les pays en voie de développement.
Pour en savoir plus, veuillez contacter Michelle Hough au +39 06 69879721/+39 334 2344136 ou par mail à l’adresse suivante : hough@caritas.va