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Journée mondiale du réfugié: Mettons fin aux violences à l’encontre des femmes utilisées comme armes de guerre
19 June 2009 ![]() Women and children represent almost half of the internally displaced and refugee populations worldwide. Caritas Internationalis déclare que les gouvernements n’ont pas su protéger les femmes et les filles contre le viol ou d’autres formes de violence et d’exploitation dans les situations de conflit. Les femmes et les enfants représentent presque la moitié des personnes déplacées à l’intérieur d’un pays et des réfugiés dans le monde. Caritas profite de la Journée mondiale du réfugié, le 20 juin, pour mettre l’accent sur le ciblage des femmes et des filles réfugiées dans les situations de guerre. Dans la guerre civile en Colombie, les femmes et les filles subissent les violences sexuelles, le recrutement forcé et l’exploitation comme travailleuses mal rémunérées. En Colombie 17,7% des femmes qui ont fui de chez elles signalent qu’elles l’ont fait à cause des agressions sexuelles. Au Sri Lanka, les femmes et les filles qui ont fui le conflit pour aller dans les camps affirment qu’elles craignent avant tout les violences. Le surpeuplement dans les camps entraine un manque d’intimité pour les femmes et les adolescentes qui favorise les agressions. Dans le Sud-Kivu, la région en proie aux troubles dans l’est de la République démocratique du Congo, 463 cas de viol ont été signalés au cours des trois derniers mois – plus que la moitié de ceux signalés au cours de toute l’année 2008. Le 29 juin, les membres Caritas venant de 11 pays participeront à une consultation sur les réfugiés organisée par le HCR des Nations Unies à Genève pour lancer un appel à l’action visant à protéger les femmes et les enfants réfugiés. Martina Liebsch, responsable pour le service migrations et traite de Caritas Internationalis, a déclaré: “L’humiliation des femmes au moyen de la violence et des sévices est un aspect fréquent des conflits armés dans le monde d’aujourd’hui. Les femmes sont souvent les dernières à quitter le foyer car elles veillent à leur famille, ce qui les rend vulnérables et sujettes aux violences. “Cette violence a des effets dévastateurs. En plus des lésions physiques et psychologiques, il existe également un risque grave de grossesse non voulue ou d’infection au VIH. Elle touche les familles, les communautés et les villages. Certaines personnes ne se remettront jamais de cette attaque à leur dignité. “Caritas affirme que, bien qu’il existe des lois humanitaires internationales qui garantissent la protection des civils, des femmes et des enfants, elles ne sont pas respectées. Les gouvernements et les agences des Nations Unies doivent remédier à ce manque en améliorant la protection, les soins médicaux et l’aide psychosociale, ainsi que les moyens de réinsertion et de réparation. Les femmes devraient être encouragées à signaler les violences qu’elles ont subies afin de pouvoir s’acheminer vers la guérison. Pour rendre justice à leur souffrance, les auteurs des crimes devront être traduits en justice.” Caritas œuvre dans les situations de conflit dans le monde, en apportant l’aide aux femmes réfugiées ou déplacées sous forme de vivres, d’abris, d’articles d’hygiène pour les grossesses à la suite d’un viol, mais aussi d’aide psychologique pour surmonter les traumatismes, de formation pour responsables communautaires, de rétablissement des moyens d’existence et de microcrédits. Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Patrick Nicholson nicholson@caritas.va |
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