Si nous n’agissons pas dès maintenant, les changements climatiques aggraveront les crises humanitaires
La Secrétaire générale de Caritas Internationalis, Lesley-Anne Knight, déclarera au Forum humanitaire mondial que les pauvres, qui n’ont pas les moyens de se protéger, seront les plus touchés par les effets des changements climatiques.
Le Forum humanitaire mondial réunira les responsables concernés les 23 et 24 juin 2009 à Genève, afin d’élaborer une réponse à l’impact du réchauffement climatique sur l’homme. La conférence sera présidée par le Président du Forum, l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan.
Lesley-Anne Knight rejoindra Bekele Geleta, Secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, et Ann Veneman, Directrice exécutive de l’UNICEF pour intervenir lors d’une session sur les changements climatiques et leurs conséquences pour les secours humanitaires.
Lesley-Anne Knight déclarera : “Les changements climatiques exacerbent les points vulnérables existants, c’est pourquoi il est essentiel pour les organisations humanitaires de faire le rapprochement entre les changements climatiques et la question de la pauvreté et de s’attaquer aux facteurs qui exposent les personnes aux menaces des changements climatiques.
“Les organisations comme Caritas devront développer davantage le travail pour l’atténuation des effets et l’adaptation. Nous avons déjà vu la valeur que ces activités ont pour des pays comme le Bangladesh où nous avons construit des abris contre les cyclones, qui servent d’écoles et, en même temps, fournissent un refuge en cas de catastrophe.”
La Secrétaire générale de Caritas Internationalis demande que, lors des négociations sur les changements climatiques qui se tiendront à Copenhague au mois de décembre, l’on parvienne à un accord pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre et apporter l’aide nécessaire aux pays en développement pour leur adaptation aux conditions météorologiques graves causées par les changements climatiques.
Elle affirmera : “La vérité inconfortable est qu’il y aura un prix à payer pour apporter une solution aux changements climatiques. Et que ce prix devra être payé par les gens ordinaires du monde développé, qui ont bénéficié de la croissance et du développement qui ont provoqué les changements climatiques. Cela veut dire, tout simplement, que les grands consommateurs devront accepter de baisser leur niveau de vie.”
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Patrick Nicholson au 0039 334 359 0700 ou nicholson@caritas.va