Caritas will help young people to cope with growing up in a refugee camp by promoting social and leisure activities.

Credits: Caritas

Malgré les négociations de paix en cours, un retour prochain semble peu probable pour plus de 250.000 Soudanais installés depuis plusieurs années dans des camps de réfugiés à l’est du Tchad.

Les négociations de paix entre le gouvernement soudanais et les rebelles à l’origine du conflit au Darfour ont beaucoup progressé. Un accord important a été signé cette semaine avec le plus important groupe rebelle, mais le processus de paix prendra du temps. En attendant, les réfugiés dans les camps tchadiens dépendent toujours de l’aide humanitaire.

Caritas soutiendra 58.000 réfugiés dans les camps de Farchana, Kounoungou et Mile pendant encore au moins un an. L’organisation s’occupera également de 9.000 villageois pauvres des alentours.

« Les réfugiés ne veulent pas retourner chez eux avant que le gouvernement soudanais ne leur assure certaines conditions », a expliqué Antoine Adoum Goulgue, porte-parole de Caritas Tchad.

« Par l’intermédiaire de leurs chefs de communauté, ils exigent une paix stable et surtout un dédommagement pour tous ceux qui ont perdu leurs maisons, leurs champs et leurs troupeaux à cause des bombardements aériens de l’armée soudanaise. Il faudra beaucoup de temps pour y arriver», a-t-il ajouté.

La situation sécuritaire dans la région comprenant le Darfour au Soudan, l’Est du Tchad et le Nord de la république Centrafricaine demeure relativement calme mais volatile. Les combats ayant diminué d’intensité, beaucoup d’ONG ont déjà quitté l’Est du Tchad. Les victimes du conflit au Darfour restent pourtant dans le besoin.

«Les réfugiés des camps ont très peur qu’on les abandonne. Ils ne sauraient pas quoi faire sans nous. Nous ne devons pas les laisser seuls », a dit M. Goulgue.

Un budget de plus d’un million d’euros permettra de poursuivre différents objectifs : assurer l’accès à l’eau potable, améliorer les conditions d’hygiène par une meilleure gestion des déchets et de nouvelles structures sanitaires, renforcer l’agriculture et l’élevage.

«Nous encourageons les réfugiés à se prendre en charge», a expliqué M. Goulgue.

« Nous leur fournissons des terres, des semences et des outils pour qu’ils puissent travailler. Mais cela ne suffit pas. Cette année, il n’a pas plu assez et par conséquent, la récolte était mauvaise », a-t-il ajouté.

Caritas proposera également des activités de loisirs, qui permettront aux plus petits de s’épanouir dans le camp. Destinées également aux adultes, les activités favoriseront un rapprochement des réfugiés provenant de différents groupes ethniques, essentiel pour atténuer les rivalités.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Patrick Nicholson - nicholson@caritas.va - 0039 3343590700