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Le sommet sur le développement de Doha devra s'attaquer à l'échec
26 November 2008 ![]() “Despite some progress in providing financing for development over the last six years, the unfortunate fact remains that every three seconds, we allow one child to die from extreme poverty." says Michael Roy of Caritas France. La Conférence internationale de suivi de Doha sur le financement du développement examinera les progrès accomplis depuis la Conférence sur le développement tenue à Monterrey, au Mexique du 18 au 22 mars 2002. Caritas Internationalis sera représentée aux débats par Michael Roy de Caritas France, qui a affirmé:"Bien que des progrès aient été accomplis en matière de financement du développement au cours des six dernières années, il n'en reste pas moins que, malheureusement, toutes les trois secondes nous laissons qu'un enfant meure à cause de la pauvreté extrême. "L'aide baisse, les promesses de lutte contre la pauvreté ont un retard de cent ans, et si nous voulons respecter nos engagements sur le développement, il faudra 18 milliards USD de financements par an, entre 2008 et 2010. Il y a eu un manque de détermination et de courage, et à Doha il faudra s'attaquer à la question. "Les dépenses mondiales pour les armes ont augmenté en passant de 900 milliards en 2002 à 1400 milliards USD aujourd'hui. Les mille milliards de dollars versés immédiatement pour sauver les institutions financières du monde ont montré que l'on peut collecter de l'argent. A Doha, les gouvernements devront prouver à la communauté mondiale qu'ils tiennent réellement à mettre fin à la pauvreté. L'aide, ce n'est pas une question de charité, mais de justice. Les gouvernements devront déployer leur imagination et leur détermination politique, conscients de l'urgence." Les pays riches donateurs ont réitéré à maintes reprises leur engagement à donner 0,7% du Produit national brut à l'aide. Mais aujourd'hui, seuls 5 pays dans le monde (le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Pas, la Norvège et la Suède) ont atteint cet objectif. L'aide mondiale, avant même la crise financière, a baissé de 8,4% en termes réels entre 2006 et 2007. En 2007, elle était de 103,9 milliard USD, représentant juste 0,28% des revenus nationaux des pays développés pris dans l'ensemble. Les gouvernements devront fournir collectivement 18 milliards USD par an entre 2008 et 2010. Ces chiffres décevants n'ont pas tenu compte du fait que les gouvernements ont gonflé leurs chiffres relatifs à l'aide en comptant les dépenses de l'allègement de la dette, de l'éducation des étudiants étrangers et du logement des réfugiés en Europe. Depuis Monterrey, il n'y a pas eu de progrès en ce qui concerne d'autres engagements, même dans des domaines comme la réforme du commerce et l'évasion fiscale. Il y a eu toutefois des initiatives de succès concernant l'annulation de la dette, la lutte contre la corruption et l'utilisation de méthodes de financement innovatrices pour collecter les fonds. Pour atteindre le développement durable et sortir les personnes de la pauvreté, on ne peut pas dépendre uniquement des financements fournis par l'aide. Les ressources financières peuvent être mobilisées même dans les pays en voie de développement. Pour cela, il est nécessaire de redoubler d'effort dans la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale, au sein d'un partenariat mondial réunissant les gouvernements et les entreprises privées. Des expériences telles que les impôts sur les billets d'avion, ont montré que les impôts internationaux pouvaient fournir de bons revenus au développement, sans altérer les marchés privés. Pour que les pauvres puissent bénéficier d'une mobilisation de fonds efficace et suffisante, il faut de la cohérence et de la coordination entre développement, commerce, agriculture et politiques migratoires. Pour toute demande de renseignement, veuillez contacter Patrick Nicholson au+39 06 698 79 725 ou +39 334 359 0700 ou par courriel nicholson@caritas.va |
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