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Prochaines étapes vers la paix au Sri Lanka
29 April 2010 ![]() Food distribution at a relief camp for displaced people in Sri Lanka Caritas constate que beaucoup d’efforts restent à faire pour créer un climat propice à une paix durable. Caritas Sri Lanka appelle toutes les parties concernées à s’occuper d’urgence de la réinsertion des personnes déplacées, la reconstruction des zones détruites et le déminage et de travailler sur un rapprochement entre les différentes communautés. La majorité des personnes qui avaient été contraintes de fuir la guerre ont quitté les camps afin de retourner chez eux ou s’installer dans un camp de transit dans leur région d’origine. Environ 90 000 personnes vivent toujours dans les camps, dans des conditions très difficiles selon les employés de Caritas sur place. « Les conditions sont très mauvaises en raison des températures très élevées et du manque d’eau », a dit le père George Sigamoney, directeur de Caritas Sri Lanka. « Alors que tout le monde se concentre sur la réinsertion des populations, il ne faut pas oublier les personnes restées dans les camps. L’éducation des enfants par exemple y est délaissée », a-t-il ajouté. De retour dans leur région d’origine, les déplacés se sont montrés satisfaits de pouvoir refaire leur vie, rapportent les équipes Caritas, même si des services de base, notamment les transports, les routes, l’accès à l’eau et les soins de santé restent insuffisants. La reconstruction dans le nord du pays sera très coûteuse, puisque la plupart des infrastructures et de nombreux bâtiments ont été détruits. Nombre de veuves, familles dirigées par une femme, handicapés, orphelins et personnes âgées auront besoin de soutien. Des tensions ont commencé à éclater entre les membres de différentes communautés, arrivées les unes après les autres, qui se disputent les ressources d’eau et s’accusent de vols de bétail. Les barrières linguistiques entre différentes communautés doivent également être surmontées. Une grande partie de la région de Vanni reste à déminer. Dans certaines régions, déclarées pourtant habitables, on trouve toujours des mines et d’autres explosifs. Caritas fait partie des quelques rares ONG autorisées à travailler dans les zones affectées par la guerre. Caritas a lancé différents projets à Jaffna, Vanni et Mannar pour aider les Sri Lankais à reconstruire leur vie après la guerre. Plus de 130 000 personnes ont bénéficié de l’aide de Caritas au cours des derniers mois. L’aide de Caritas se concentre sur la construction de logements, les besoins des agriculteurs, pêcheurs, petits commerçants, maçons et menuisiers, l’éducation, en particulier des orphelins, l’aide psycho-sociale et les soins de santé. De plus, Caritas aide les anciens combattants et enfants soldats à se réinsérer dans la société et s’engage dans des activités de promotion de la paix pour éviter des conflits ultérieurs. Pour en savoir plus, veuillez contacter Patrick Nicholson au +39 06 698 79 725 ou +39 334 359 0700 ou par mail à l’adresse suivante : nicholson@caritas.va |
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