AIDS medication has transformed the lives of adults with HIV in Nigeria. If only it was child friendly too.

Credits: Karen Kasmauski/CRS

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre prochain, Caritas encourage les gouvernements et les laboratoires pharmaceutiques à investir davantage dans la prévention contre le VIH, les soins destinés aux enfants et la réduction de la transmission de la mère à l’enfant.

“Nous devons donner aux enfants atteints du VIH une chance de vivre,” a déclaré le Cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, Président de Caritas Internationalis. “Caritas demande aux gouvernements et aux laboratoires pharmaceutiques de financer des traitements et des tests plus précoces pour ces enfants. Il s’agit d’une situation de vie ou de mort.”

Selon Caritas, de nombreux enfants et de nombreuses femmes sont encore abandonnés dans le cadre de la lutte contre le virus du SIDA, et ce malgré d’importantes avancées dans le traitement et les tests du VIH.

Selon le rapport mondial d’ONUSIDA pour 2010, 2,5 millions d’enfants vivent avec le VIH. D’après ce rapport, 90 pour cent des enfants sont séropositifs en Afrique seulement 26 pour cent d’entre eux reçoivent un traitement adéquate. Cinquante pour cent des enfants vivant avec le VIH, qui ne bénéficient pas d’un traitement, meurent avant leur deuxième anniversaire.

Caritas a lanceé la campagne “HAART pour les enfants” en 2009. HAART signifie Traitement Antirétroviral Hautement Actif. Les militants de la campagne estiment que des outils de dépistage du VIH et de la Tuberculose moins onéreux et plus sophistiqués, ainsi que des médicaments “adaptés aux enfants” sont nécessaires dans les pays pauvres.

Les médicaments adaptés aux enfants sont fabriqués selon des dosages et des formulations adaptés. Ils doivent inclure des combinaisons à doses fixes de médicaments antirétroviraux pour éviter le sous-dosage ou le surdosage.

Ces médicaments sont disponibles à bas prix dans de nombreuses régions du monde, mais les mères préfèrent souvent éviter le dépistage par crainte de stigmatisation et de discrimination. Quatre-vingt dix pour cent des bébés infectés par le VIH sont nés de mères qui n’ont jamais fait de tests de dépistage et qui n’ont jamais bénéficié de médicaments pour empêcher la transmission.

Les organisations membres de Caritas ont activement participé à la campagne “HAART pour les enfants”. Caritas Australie organise une campagne de cartes postales électroniques pour encourager la recherche et le développement de médicaments pédiatriques. Caritas Autriche a transmis au gouvernement autrichien plus de 21 000 signatures rassemblées par les jeunes dans le but d’augmenter le financement de la lutte contre le VIH dans les pays pauvres. Caritas Inde travaille en collaboration avec les étudiants pour suivre et faire le compte-rendu de la situation des enfants séropositifs au sein des communautés locales.

Au mois de novembre, le personnel de Caritas a rencontré les laboratoires pharmaceutiques à l’occasion d’une table ronde sur le VIH pédiatrique à Genève, en Suisse. Lors de la réunion, Msgr. Robert J. Vitillo, le Conseiller Spécial de Caritas Internationalis sur le VIH et le SIDA, a déclaré que dans les régions où des médicaments à bas prix et adaptés aux enfants étaient disponibles, les enfants séropositifs avaient retrouvé le chemin de l’école et un certain épanouissement.

Caritas va concentrer ses efforts sur un plaidoyer en faveur de prix moins élevés et sur le développement d’une gamme de médicaments contre le VIH ; sur la fourniture d’outils de dépistage pédiatriques précis du VIH et de la Tuberculose aux cliniques locales, plutôt que de concentrer leur approvisionnement dans les centres urbains, ainsi que sur la promotion d’un meilleur accès aux programmes de prévention contre la transmission de la mère à l’enfant.

Pour toute demande d’information, veuillez contacter Patrick Nicholson au +39 06 698 79 725 ou +39 334 359 0700 ou par courriel : nicholson@caritas.va.