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Le Sommet de Doha se termine sans urgence et sans engagement
03 December 2008 Le sommet des Nations Unies sur le développement qui s’est tenu à Doha s’est terminé sans urgence ni engagement concret à aider les millions de personnes qui vivent dans des situations de pauvreté extrême. La Conférence internationale annexe sur le Financement du Développement s’est terminée le 2 décembre sur la décision d’organiser « une conférence à un très haut niveau sur la crise financière et économique, ainsi que sur son impact sur le développement ». Après quatre jours de négociations dont l’objectif était d’évaluer les progrès réalisés depuis la Conférence sur le Financement du développement (FdD) qui s’est tenue à Monterrey, au Mexique, du 18 au 22 mars 2002, les participants ne sont pas parvenus à s’accorder sur la réalisation d’actions importantes qui auraient pu contribué à améliorer les vies des plus démunis. Le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui est à l’origine de l’organisation de cette Conférence, est convaincu que cela est possible avant mars 2009, avant le prochain sommet du G20 qui se déroulera à Londres. “Caritas encourage également le travail réalisé par le groupe d’experts mis en place par le Président de l’Assemblée Générale pour préparer cette conférence qui devraient travailler sur une réforme profonde des institutions de Bretton Woods pour les adapter à la situation actuelle. “Cette décision unique apporte l’espoir aux nations les plus pauvres de pouvoir participer plus activement à la conception d’un mode démocratique et juste tandis que le vieux monde a démontré que malgré tout son savoir-faire, le développement à but lucratif est un échec. Il est temps de remettre l’être humain au centre du développement de l’humanité.” Un des problèmes principaux du financement du développement est la mobilisation des ressources nationales. La Conférence de Doha a permis de faire un petit pas en avant en dénonçant les fraudes et les évasions fiscales qui pourraient être préjudiciables. Mais la Conférence de Doha n’a pas débouché sur un accord international sur la lutte contre l’évasion fiscale et les flux de capitaux illicites grâce à la promotion du Comité des Nations Unies sur les affaires fiscales en une organisation intergouvernementale. Ces pratiques coûtent aux pays pauvres entre $350 et $500 milliards par an, soit 5 fois le montant de l’aide qui leur est accordée. Pour toute demande d’informations, veuillez contacter Patrick Nicholson au +39 06 698 79 725 ou au +39 334 359 0700, ou bien par email à l’adresse suivante : nicholson@caritas.va |
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