Un centre d’alimentation au Darfour.

Credits: Mohammed Noureldin/Act Caritas

L’année 2011 a été historique pour le Soudan, car elle a été marquée par la sécession du sud du pays, qui s’est détaché du Nord après l’une des guerres civiles les plus longues de l’histoire africaine.

Mais, dans la région soudanaise du Darfour, les combats ont continué. Dans cette région, plus de 300 000 personnes ont été tuées depuis 2003 et plus de 2,7 millions d’habitants ont été obligés d’abandonner leurs foyers. En 2011, le conflit, l’envolée des prix des denrées alimentaires et la crise économique ont favorisé la recrudescence de la malnutrition qui, dans certains endroits, a touché jusqu’à un tiers de la population.

Les Caritas apportent une aide à plus d’un million de personnes au Darfour Ouest et au Darfour Sud, par le biais de deux programmes. Catholic Relief Services (Caritas des États-Unis) conduit un programme qui répond aux besoins immédiats et aux besoins de développement à long terme de plus de 500 000 personnes. Par ailleurs, Caritas collabore avec ACT Alliance (une alliance d’organisations humanitaires protestantes et orthodoxes), dans le cadre d’une coopération oecuménique unique, pour aider 500 000 autres personnes.

Au Darfour Ouest et au Darfour Sud, Caritas et ACT travaillent essentiellement dans les camps de personnes déplacées, mais 15 pour cent de l’aide sont affectés aux communautés d’accueil et aux communautés rurales dans le souci de réduire les tensions. Le principal objectif est de fournir des secours d’urgence et de l’eau potable, de prodiguer des soins, de nourrir et de promouvoir le rétablissement de la paix.

L’énergie solaire représente un progrès extraordinaire dans les camps, car elle assure l’approvisionnement en eau de ceux qui y vivent. Dans le camp de Khamsadigay, qui accueille un peu moins de 20 000 personnes, une pompe à eau solaire fournit chaque jour 29 litres d’eau à chaque habitant du camp, alors qu’elle n’utilise qu’une très petite partie de l’énergie générée.

“L’investissement dans l’énergie solaire nous permet de limiter les coûts et d’améliorer la viabilité du camp” explique Alistair Dutton, directeur humanitaire de Caritas Internationalis. “Et les formations sur l’hygiène et l’assainissement contribuent à faire baisser le nombre de personnes qui tombent malades”.