Babies rest safely in the arms of religious sisters from the Mudzipeda centre in Congo (DRC). These babies have been separated from their parents or their parents have been killed in war. Trócaire supports the sisters in caring for the children until they can be reunited with their parents.

Credits: Astrid de Valon/Trócaire

Noël, c’est la commémoration d’une naissance. Caritas pense que le jour où un enfant naît devrait toujours être un jour de grande joie, mais dans bien des cas c’est le contraire. Toutes les minutes, une mère meurt de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement.

“Dès le départ, j’ai eu peur, parce que c’était ma première grossesse,” raconte Ayesha, une mère iraquienne qui a accouché sans problème d’un garçon au début de l’année à Bagdad. Agée de 17 ans, les risques pour elle et pour son enfant étaient plus élevés, et en plus elle souffre d’asthme.

Caritas Iraq gère des maternités gratuites pour fournir aux femmes des soins prénatals et postnatals. “Caritas ne m’a pas donné uniquement une aide médicale, mais aussi une éducation et des conseils,” affirme-t-elle.

L’Eglise catholique est l’un des plus grands dispensateurs de services pour la santé maternelle et infantile en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), en particulier dans des régions où les services de santé seraient, sans cela, inexistants.

Clare vit dans une région montagneuse et isolée dans le sud de la PNG: “Je travaille depuis trois ans au Centre de santé de Det. Ici, les services de maternité sont gratuits. Généralement les mères sont des gens d’ici, mais dans certains cas, nous avons des femmes enceintes qui prennent la route nationale pour venir accoucher chez nous.”

Caritas Australie renforce les systèmes de santé catholiques et gouvernementaux dans deux provinces, notamment en pourvoyant en personnel et en améliorant le service maternité à Det dans le diocèse de Mendi, où environ 50 femmes enceintes se rendent tous les mois (le programme est en partie financé par le gouvernement australien).

C’est un scandale que dans les pays pauvres, le jour de la naissance d’un enfant coïncide si souvent avec le jour du décès d’une mère. Chaque année, plus de 500 000 femmes meurent de causes liées à la grossesse ou l’accouchement, 99 % d’entre elles dans les pays en voie de développement.

“Avant Caritas, personne ne nous avait dit que nous avons besoin d’une alimentation nutritive pendant la grossesse et après la naissance de l’enfant,” déclare Suma Begum, 30 ans, une femme au foyer au Bangladesh.

“Les femmes âgées nous disaient que si on mangeait plus, l’enfant poserait des problèmes pendant l’accouchement. Maintenant Caritas nous a conseillé de prendre des aliments qui produisent assez de lait pour l’enfant,” a expliqué Begum.

Caritas Bangladesh a lancé le Projet Sauvons la maternité (SMP) en 1999. Ce programme a déjà formé 600 femmes dans les villages qui, à leur tour, forment d’autres femmes, nous explique la sœur Julienne Hayes-Smith des Sœurs missionnaires de la Société de Marie, coordinatrice du SMP.

Le Sud-Soudan est le pire endroit au monde où accoucher : sur 100 000 naissances, on enregistre plus de 2 000 décès liés à la grossesse, presque quatre fois plus que la moyenne régionale.

Le manque de sages-femmes formées, de structures de santé et de conseils médicaux, associé à un pourcentage élevé de mariages et de grossesses précoces, cause de nombreux décès.

Un quart des décès seraient imputables à des hémorragies. Si le Sud-Soudan pouvait disposer d’un système de banques de sang, le problème pourrait être largement résolu.

Au Sud-Soudan, Caritas soutient les centres qui fournissent des soins prénatals et postnatals, mais une approche plus systématique est nécessaire pour que les mères qui accouchent au Soudan, en Iraq, au Bangladesh ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée aient le même traitement que celles qui accouchent en Europe ou en Amérique latine.

Caritas affirme que les pays riches doivent tenir leur promesse de longue date d’allouer 0,7 % du revenu national à l’aide au développement. L’Afrique a besoin de 32 milliards USD (£ 21 milliards) pour les cinq années à venir afin de pouvoir réduire les décès maternels et infantiles. Cet argent pourrait sauver la vie de 11 millions de femmes et enfants africains d’ici à 2015.

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