Au Liberia, le dernier cas d’Ebola quitte l’hôpital

Depuis la mi-janvier, le nombre de cas d’Ebola au Libéria a diminué de façon lente mais constante. Plusieurs jours se sont écoulés sans que de nouveaux cas aient été signalés. Lors des réunions quotidiennes au centre de commandement, les prévisions étaient murmurées avec prudence : l’espoir d’avoir zéro cas à la fin de février.

Les 12 derniers jours, aucun nouveau cas d'Ebola n’a été confirmé au Libéria.

Les 12 derniers jours, aucun nouveau cas d’Ebola n’a été confirmé au Libéria. Crédit: Tim Flanigan

Puis l’incident tant redouté s’est produit: un homme est descendu d’un bus local au pont Saint-Paul et s’est effondré dans la rue. Des passants l’ont aidé à se remettre debout et l’ont emmené au dispensaire, où il lui a été diagnostiqué la possibilité d’infection d’Ebola. Peu de temps après l’homme est décédé. Deux personnes parmi ceux qui l’ont aidé sont partis dans des directions différentes : l’une dans le comté voisin de Bomi, à l’ouest, puis à Kakata, au nord de Monrovia ; l’autre, à Paynesville City, une banlieue-est de Monrovia.

C’était là un nouveau foyer d’infection, mais cette fois-ci les systèmes étaient en place et les procédures ont été correctement appliquées. Les équipes chargées du dépistage des contacts ont mené des recherches autour du pont Saint-Paul. Après deux semaines au cours desquelles les « cas suspects et probables » augmentaient et environ 10 cas ont été confirmés, le foyer d’infection a été étouffé.

La dernière semaine de février, 161 cas suspects et probables étaient sous observation (il s’agit de personnes ayant de la fièvre, des maux de tête, de la diarrhée ou des vomissements). Deux patients seulement ont été déclarés atteints d’Ebola et soumis au traitement au Libéria, et l’un de ces cas était peut-être un faux positif.

Jeudi 5 mars, le dernier patient, un enseignant de 58 ans, a été renvoyé du Centre chinois pour le traitement d’Ebola à Monrovia. Au cours des 12 derniers jours, aucun cas nouveau n’a été confirmé. Si tel sera le cas dans les 30 jours à venir, l’Organisation mondiale de la Santé déclarera que l’épidémie d’Ebola est enrayée au Libéria.

Un soupir de soulagement traverse le pays, bien que l’on soit conscient de ne pas être encore en sécurité. Après tout, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest n’a commencé que par un seul garçon malade en Guinée.

Cependant, les bénévoles formés de Caritas Liberia apportent toujours l’aide aux communautés les plus reculées, pour diffuser, ce qui est de plus en plus difficile, le message pour la prévention d’Ebola, distribuant des seaux avec de l’eau de Javel et du savon dans le cadre de la campagne d’hygiène. Le succès ne peut être assuré que si tout le monde coopère pleinement jusqu’à la dernière étape.

Depuis le 27 février, les frontières ont rouvert et le couvre-feu a été levé. Depuis le 2 mars, on retourne à l’école et à la vie normale. Avec la réouverture des écoles, des dizaines de milliers d’enseignants reprennent le travail, et avec les embouteillages du premier matin, Monrovia retrouve son caractère chaotique. Dans leurs uniformes parfaitement lavés et repassés, les enfants traversent ce glacier d’acier et de caoutchouc qui se déplace lentement.

Et malgré la frustration pour le temps perdu dans ce chaos insensé, un léger sentiment de soulagement surgit: « Monrovia est à nouveau ce qu’elle était ».

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