Voyage au Libéria, un pays marqué par Ébola

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Pour aider à prévenir la propagation du virus Ébola, le personnel de Caritas se rend dans la ville de Taylor, au Libéria, afin d’améliorer les conditions d’hygiène et distribuer des seaux, du savon et de l’eau de Javel. Ici, Ébola a tué 15 personnes. Miguel Samper / Caritas Internationalis

La semaine dernière, je suis allé à Harper, dans le comté de Maryland, au Libéria. Ce fut une véritable aventure.

Ce n’est pas une question de distance, à vol d’oiseau, ce ne sont que quelques centaines de kilomètres, mais comme il n’y a pas de route directe, il faut d’abord aller au nord vers la frontière avec la Guinée, puis vers l’est et à nouveau vers le sud sur la côte. Les routes étant mauvaises, il faut deux jours à l’aller, deux, au retour.

Le Maryland ne s’est jamais vraiment remis de la guerre, en partie justement à cause de l’absence de routes.

À Harper, qui avait été détruite par les combats, règne toujours une atmosphère de paradis perdu. Les rues regorgent des ruines de demeures qui avaient été autrefois grandioses ; à présent, elles n’ont plus ni toit ni fenêtres et leurs escaliers monumentaux ne mènent nulle part.

Ici le virus n’a pas fait trop de victimes, du moins pas parmi les cas confirmés, mais l’effondrement de l’économie de l’après-Ébola se fait sentir plus que jamais. La population manque de tout, et les prix sont souvent le double par rapport à ceux de la capitale.

L’une des rares choses positives, c’est que Caritas cap des Palmes (le Diocèse de Harper) dispose d’une équipe active de jeunes professionnels qui semblent prendre bien en main les choses.

Après notre retour à Monrovia, nous sommes allés dans le comté de Grand Bassa, beaucoup plus accessible grâce à une nouvelle autoroute. Cependant, dans les communautés que nous avons visitées, les messages de prévention pour éviter la transmission du virus Ébola n’étaient jamais arrivés. Les bénévoles de Caritas ont expliqué aux personnes comment prévenir Ébola et ont distribué des seaux, du chlore et du savon.

Actuellement, il n’y a pas un seul cas confirmé du virus Ébola au Libéria, mais comme dans les pays voisins, la Guinée et la Sierra Leone, les cas sont encore nombreux, il faut rester vigilant.

Le lavage des mains est une bonne pratique qu’il faudra poursuivre même après que le Libéria aura été déclaré à l’abri d’Ébola, parce que le virus sera encore répandu chez les singes et les chauves-souris et pourrait frapper à nouveau à tout moment.

Pour rédiger un plan d’action après juin 2015, à Pâques, je suis allé dans les comtés de Lofa et de Bong, pénétrant dans des zones rurales et des communautés fortement touchées par le virus Ébola.

Il y avait eu beaucoup de décès, et nombreux étaient aussi les survivants et les orphelins d’Ébola. En parlant avec ces gens, on comprend bien les conséquences de la crise.

Ils ont été mis en quarantaine pendant plusieurs mois. La récolte a été détruite par les éléphants et les marmottes. Les agriculteurs qui avaient l’habitude de travailler dans des groupes n’osent plus se réunir.

Au cours de la période de quarantaine, ils ont épuisé leurs réserves, y compris les semences de riz. Si l’on n’agit pas dès maintenant, cette année non plus, ils n’auront pas de récolte.

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