La peur croît sur le destin d’Hassaké, en Syrie

Caritas Hassakeh worked with local doctors to ensure medical treatment for poor families. Credit: Caritas

Caritas Hassaké travaille avec les médecins locaux pour assurer le traitement médical des familles pauvres. Crédit : Caritas

Caritas rapporte que les combats dans la ville syrienne d’Hassaké ont forcé des centaines de personnes à fuir. Des obus de mortier et des coups de feu se faisaient entendre hier au centre ville. Les habitants des périphéries ont commencé à faire la file pour échapper aux affrontements entre les extrémistes de l’État islamique et les forces gouvernementales.

Helen, travailleuse sociale dans l’équipe de Caritas Hassaké, dit : « On a eu très peur, quand on a entendu le bruit [des bombardements et des mortiers]. Le matin, on a simplement fait nos valises et on s’en est allés. » Helen a accouché il y a à peine trois jours.

Le centre Caritas à Hassaké a fermé ses portes, et son personnel a quitté la ville.

Le président de Caritas Syrie, Mgr Antoine Audo, dit : « Nous sommes très inquiets à propos de ce qui est en train de se passer dans la région du Djézireh, et en particulier dans la ville d’Hassaké, où les bombardements ont forcé les familles à fuir. »

« Nous sommes spécialement inquiets pour les chrétiens dans la région. Il y a de cela quelques mois, les habitants de 36 villages chrétiens ont été forcés de fuir de chez eux. Nous craignons que le phénomène ne se reproduise à Hassaké et à Kameshli, où vit un grand nombre de chrétiens. »

Beaucoup de personnes, dont beaucoup de chrétiens ont en effet fui vers Kameshli. Caritas y a un centre et se prépare à aider ces familles qui ont fui.

Caritas Hassake fournit aussi une aide scolaire aux familles. Crédit : Caritas

Caritas Hassake fournit aussi une aide scolaire aux familles. Crédit : Caritas

« Caritas Syrie a fait des plans d’urgence et va fournir des abris, de la nourriture, des traitements médicaux et des habits à Kameshli et à Malkieh », dit Mgr Audo.

Les familles de Kameshli ouvrent les portes de leurs maisons aux déplacés. Joseph More, le directeur du centre Caritas à Kameshli dit : « Les habitants d’Hassaké ont commencé à arriver à Kameshli. Tous ont commencé à chercher un endroit où loger. »

Caritas Hassaké a fourni aux Syriens vulnérables de toute foi un accès aux traitements médicaux, couvrant les dépenses pour la chirurgie, les examens et les rayons X, ainsi que des bons pour de la nourriture, des habits, des fournitures scolaires pour les enfants et des aides au loyer. En 2014, 20 000 personnes ont ainsi été atteintes.

Faire Un Don


Merci de votre don généreux à Caritas. Votre soutien rend notre travail possible.

Prier


Caritas a réuni un ensemble de prières et de recueils à utiliser à votre guise.

Se Porter Volontaire

Les volontaires apportent une contribution cruciale à notre travail. Découvrez comment devenir volontaire.