Appel du Pape pour l’Ukraine

Le pape François a demandé à toutes les paroisses d’Europe de faire une récolte extraordinaire le 24 avril pour l’aide humanitaire en Ukraine. Une guerre désormais vieille de 2 ans en Ukraine a fait des milliers de morts et forcé des millions de personnes à quitter leur domicile.

En mars, la Russie annexait la région de la Crimée en Ukraine, et environ un mois plus tard, les combats commençaient le long de la frontière orientale de l’Ukraine entre les séparatistes pro-russes et les forces gouvernementales.

Depuis le début de la crise, Caritas en Ukraine a aidé plus de 260 000 personnes affectées par la guerre avec de l’argent pour acheter de la nourriture, des produits d’hygiène et des médicaments, pour réparer leur maison, se préparer pour l’hiver, et avec des conseils et une aide juridique.

Alexander Ortynskiy with three of his six children at the Modular Village. Credit: Matthieu Alexandre/Caritas

Alexander Ortynskiy avec trois de ses six enfants au Village Modulaire. Crédit : Matthieu Alexandre / Caritas

Alexander Ortynskiy avait une petite entreprise d’impression à Louhansk. Quand la guerre est arrivée en juin 2014, il a rapidement fait évacuer ses six enfants et sa femme. Lui est resté sur place pour protéger son bureau.

« À la fin, j’ai dû partir. J’ai pris l’un des derniers trains qui partaient de Louhansk », dit-il. « Ça a été difficile de quitter une entreprise que j’avais construite entièrement de mes mains. Maintenant tout a disparu. »

Il pensait que le conflit arriverait vite à terme, « juste une bataille entre gangs criminels », mais c’était il y a de cela deux ans. Depuis lors, ils n’ont cessé de déménager. Pendant un certain temps, ils ont vécu au rez-de-chaussée d’un bureau d’information touristique. Puis dans une froide maison abandonnée dans un village rural.

Tout ce temps, il a travaillé à abattre des arbres, récolter du bois de chauffage, cultiver des jardins potagers. « Quand on a six enfants, on ne peut pas se permettre de ne pas travailler », dit-il. Un de leurs enfants a en outre un handicap physique qui requiert un traitement médical.

Ils ont découvert la « Ville Modulaire », un complexe construite par le gouvernement avec une aide de l’étranger. Elle est faite de pavillons en béton. « C’est bien mieux. Il y a des installations modernes. C’est en ville de Kharkiv, donc c’est mieux pour le travail. »

Ortynskiy s’est inscrit à l’aide humanitaire auprès de Caritas, qui soutient les grandes familles avec une aide. « Mais je ne voulais pas seulement recevoir, je voulais aussi donner », dit-il. Il s’est donc déclaré volontaire, et maintenant il a un travail avec Caritas.

« C’est lié à ma propre mission chrétienne – j’essaie d’aider les personnes, même s’il s’agit simplement de leur donner des conseils », dit-il. « Il est très important de ne pas s’embourber dans ses propres problèmes. Il faut continuer à bouger pour surmonter les obstacles. »
La famille d’Ira Kalinina faisait ses premières vacances depuis cinq ans quand les combats ont commencé à Donetsk, leur ville d’origine. Ils n’ont pas pu y rentrer et se sont retrouvés coincés, avec pour seuls biens les bagages qu’ils avaient emmenés avec eux pour ce voyage.

Vanya has down syndrome. He had no interaction with other children and he wouldn’t improve his communication skills when teh family were stuck in a remote area. Now in teh community centre he has lots of freinds. Credit: Matthieu Alexandre/Caritas

Vanya a le syndrome de Down. Il n’avait aucune interaction avec les autres enfants et ses capacités de communication ne s’amélioraient pas, quand la famille s’est retrouvée piégée dans une zone isolée. Maintenant au centre communautaire, il a beaucoup d’amis. Crédit : Matthieu Alexandre / Caritas

Au début, ils se sont retrouvés isolés en pleine campagne, mais ensuite ils ont trouvé une place dans un centre communautaire de Kharkiv. Vanya, son plus jeune fils, a le syndrome de Down. « Avant, nous étions dans un village isolé. Vanya n’avait aucune interaction avec les autres enfants et ses capacités de communication ne s’amélioraient pas », dit-elle.

Une fois arrivés à Kharkiv, son mari a trouvé un travail, ce qui a fait qu’elle peut rester à la maison avec Vanya. « Nous n’avons pas encore trouvé d’école pour lui, mais il apprend beaucoup de choses et a beaucoup d’amis ici au centre », dit-elle.

L’enfant a des problèmes de santé et devrait se faire opérer, mais l’hôpital est loin et le taxi couterait trop cher. Caritas a fourni à cette famille de l’argent pour s’acheter de la nourriture.

Anatoly Korbelyak, un travailleur social de Caritas Ukraine, dit : « Quand le conflit a débuté, personne ne s’attendait à ce qu’il dure autant. La plupart des gens n’ont pris que des habits d’été. Une jeune femme que nous avons rencontrée ne pouvait pas envoyer ses enfants à l’école, parce qu’ils n’avaient pas de vêtements chauds. »

« Avec l’argent de Caritas, ils ont pu s’acheter des habits, elle a pu aller travailler et ils ont pu redémarrer leur vie. Ça a fait une énorme différence. »

Souvent des personnes qui étaient habituées à avoir un travail, un logement, un statut social et des richesses matérielles se retrouvent sans aucun moyen dans un nouvel environnement, parmi des étrangers. Leur désillusion augmente encore davantage quand ils sont confrontés au rejet, à l’incompréhension et à l’exclusion sociale.

Caritas Ukraine a travaillé pour veiller à ce que ces personnes contraintes à partir de chez elles soient acceptées dans leur nouvelle communauté. La guerre ne semblant pas sur le point de se résoudre, l’intégration communautaire est essentielle. Cela peut être aussi simple que d’organiser des soirées cinéma en invitant aussi bien les familles résidentes que celles nouvellement arrivées.

Une histoire à succès est celle de Nina Serdyuk. Elle était enceinte de neuf mois quand ils ont déménagé de Donetsk à Kharkiv, en juillet 2012. Deux semaines plus tard, elle donnait naissance à Vlad.

Nina Serdyuk and Vlad have made a fresh start. Credit: Matthieu Alexandre/Caritas

Nina Serdyuk et Vlad ont connu un nouveau départ. Crédit : Matthieu Alexandre / Caritas

« On en était arrivés au point où on ne pouvait plus rester. Les combats étaient trop intenses », dit-elle. « Ça a été très difficile de fuir. On avait très peur. J’étais tellement enceinte que je ne pensais pas que j’arriverais à la gare. »

Caritas couvre leurs besoins fondamentaux. Son mari a trouvé un travail. Leurs nouveaux voisins les ont accueillis chaleureusement. « Les personnes nous ont témoigné une grande sympathie », dit-elle.

Donner un nouveau départ aux personnes sera l’un des éléments clés pour les efforts d’urgence de Caritas dans le passage du secours au rétablissement pour certains, tout en maintenant une aide humanitaire aux communautés se trouvant sur les lignes de front.

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