La population cherche refuge dans les eglises face a une nouvelle escalade des combats au Soudan du Sud

La population cherche refuge dans les églises face à une nouvelle escalade des combats au Soudan du Sud, tandis que Caritas tente d’apporter de l’aide (photo: Mark Mitchel, Caritas)

La population cherche refuge dans les églises face à une nouvelle escalade des combats au Soudan du Sud, tandis que Caritas tente d’apporter de l’aide (photo: Mark Mitchel, Caritas)

La reprise des tirs le 7 juillet dernier à Juba a mis fin au fragile cessez-le-feu instauré entre les deux factions du Gouvernement provisoire d’Unité nationale, et a entraîné le déplacement forcé d’environ 34.000 personnes aux alentours de Juba. Beauocup ont cherché refuge dans les camps installés par l’ONU ou dans les bâtiments des églises.

Un calme incertain règne alors que les  armes se sont tues, mais bien que certains soient rentrés chez eux, beaucoup ont encore trop peur pour le faire.  Des récits de viols ou d’agressions de femmes et de jeunes filles sont régulièrement rapportés. Même lorsque les gens rentrent chez eux pour récupérer ce qu’ils peuvent ou entretenir ce qui reste de leurs jardins, ils retournent dans les camps à cause de la protection qu’ils y trouvent.

Le Père David Tulimeli, un prêtre salésien, gère actuellement les installations de l’église Don Bosco, qui servait déjà d’hébergement de fortune pour 4400 personnes après l’éclosion du conflit en décembre 2013.  Suite aux derniers combats, il accueille à présent 4000 pesonnes supplémentaires  dans une autre aile des bâtiments. Dans ce nouveau camp les Personnes déplacées internes (PDI), dont la plupart sont des veuves, proviennent du secteur appelé “Checkpoint” sur la route au sud de Juba, et ont marché jusqu’a la ville en transportant tout ce qu’elles ont pu avec elles.

D’autres sont arrivés à l’église en provenance de villlages autour de Juba, comme Agnés, venue avec ses cinq enfants. Eux aussi ont été obligés de fuir devant les combats mais, comme beaucoup d’autres, craignent à présent de n’avoir plus nulle part où aller. Beaucoup de maisons ont été incendiées et leurs biens ont été pillés. Ell aussi aimerait rentrer chez elle, et avec un peu de soutien, serait en mesure de reconstruire sa maison, mais elle a peur “ des hommes méchants qui pourraient venir au village”.

“De nombreuses PDI ont quitté le Soudan du Sud”, dit le Père David, “et cherchent à avoir une nouvelle vie au-delà de la frontière, en Ouganda”. A pleine capacité ils sont arrivés à héberger  20.000 personnes, à présent ils les ont transférées d’un camp à l’autre, en se servant de tout moyen de transport à leur portée.  Cela n’améliorera pas beaucoup la situation, mais au moins ils auront la paix.

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