Stop au bombardement d’Alep

Over a quarter of a million people in eastern Aleppo are beseiged. Credit: Caritas archives

Plus d’un quart de million de personnes à l’est d’Alep sont assiégées. Crédit : archives de Caritas

Plus de 275 000 personnes sont exposées à des bombardements quotidiens à l’est d’Alep. 100 000 des personnes piégées dans la zone contrôlée par les rebelles sont des enfants. On est en face d’une catastrophe humanitaire. Le siège quasi continu, qui dure depuis juillet, à été comparé aux infâmes massacres de Srebrenica et du Rwanda.

« La brutalité sans discrimination exercée à Alep doit prendre fin. Les habitants d’Alep ont besoin d’un cessez-le-feu immédiat », a dit Michel Roy, le Secrétaire Général de Caritas Internationalis.

La santé est la priorité. Les hôpitaux et les cliniques ont un besoin critique d’assistance. Ils luttent pour s’en sortir entre la carence de fournitures, de personnel et d’espaces pour traiter les blessés. La nourriture commence aussi à faire gravement défaut dans la zone sous siège.

« Les agences humanitaires ont besoin d’un accès sûr, complet, régulier et sans obstacle. Les infrastructures sanitaires sont dévastées. Des centaines de patients sont dans un état critique et doivent être évacués », a dit Michel Roy.

[Tweet « Caritas dit que la brutalité sans discrimination exercée à Alep doit prendre fin »]

L’appel du Pape pour Alep

Le 28 septembre, le pape François a dit : « Des nouvelles dramatiques continuent de m’arriver concernant le sort des habitants d’Alep, à la souffrance desquels je me sens uni, à travers la prière et la proximité spirituelle. »

Le pape François a lancé un appel aux responsables des bombardements. Il les a avertis qu’ils seront « responsables devant Dieu » de leurs agissements.

« Tout en exprimant mon profond chagrin et ma vive inquiétude envers ce qui est en train de se produire dans cette ville déjà meurtrie – où tous meurent : les enfants, les personnes âgées, les malades, jeunes et vieux », a-t-il dit, « je renouvelle mon appel à tout le monde à s’engager de toute ses forces pour la protection des civils. C’est un impératif et une obligation urgente. »

La situation humanitaire à Alep

  • Environ deux tiers des hôpitaux ne sont plus en fonction à cause des fréquentes frappes aériennes
  • Le principal centre hospitalier de traumatologie a récemment été victime d’une frappe aérienne pour la troisième fois, ce qui l’a mis définitivement hors service.
  • Au moins 95 pourcents des médecins ont disparu, soit qu’ils ont fui, soit qu’ils sont détenus ou morts.
  • Malgré la perte des locaux et du personnel médical, le système de soins de santé parvient encore à fonctionner suffisamment pour sauver chaque jour des vies.
  • En 2010, Alep comptait 33 hôpitaux. En aout 2015, il n’en restait que 10 en service. Certains hôpitaux d’Alep n’ont que 2 médecins pour l’ensemble de la structure.
  • Avant la guerre, on comptait un médecin pour 800 personnes. En 2015, ce rapport est passé à 1 pour 7000.
  • Les personnes sont coupées de tout : nourriture, électricité, médicaments et approvisionnement en eau.

La paix est possible

À travers sa campagne Syrie : la paix est possible, Caritas incite ses sympathisants du monde entier à presser leur gouvernement pour :

  • Faire en sorte que toutes les parties belligérantes se réunissent pour trouver une solution pacifique ;
  • Soutenir les millions de personnes affectées par la guerre ;
  • Redonner aux Syriens dans et hors du pays dignité et espoir.

« Le peuple syrien a besoin de paix et de dignité », a dit l’évêque Antoine Audo, évêque chaldéen et président de Caritas Syrie, durant sa rencontre avec le pape François la semaine dernière. « La solution pour la Syrie n’est pas militaire, elle est politique et doit venir de l’intérieur de la Syrie, du peuple syrien, et non pas être imposée de l’extérieur. »

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